jeudi, 07 décembre 2006

Tribulations d'Onan

Salut lecteurs.

Alors aujourd'hui encore, la veuve poignet s'y colle. Pas plus tard que ce matin pendant que je lambinais au lit, faisant semblant de dormir alors que ma douce se préparait à partir chasser le bison. Car aujourd'hui, c'est travail au domicile pour moi.

Une petite pensée donc pour mes spermatozoïdes agonisant dans de beaux draps maintenant. 

Ceci dit nos étreintes commencent à me manquer. Au point que mes séances d'auto-érotisme perdent de leur piquant. Et oui lectrice : la masturbation solitaire, quand on est en couple, c'est très rarement pour palier un manque de sexe à deux. C'est plutôt pour renouer avec soi-même, accomplir un geste de détente, qui permet de reprendre le contrôle de son propre corps, de son plaisir, de son sexe ; se les réapproprier en quelque sorte. En outre et pour résumer - c'est là que je vais peut-être t'étonner -  plus on fait l'amour, plus je suis sexuel, euphorique, et plus je me masturbe en solo ! Amusant non ? 

L'idée - ou l'hypothèse - est que  plus nous batifolons, plus nous fusionnons, et en réaction, plus grand est le besoin d'individuation en dehors du couple. Dynamique saine et salutaire. Inversement, lors des périodes de creux, si nous ne nous touchons pas pendant trois jours d'affilée, et bien la tristesse commence à se faire sentir. J'imagine qu'elle porte moins d'intérêt au sexe en général et au mien en particulier, bref, j'ai tendance alors à désinsvestir la sexualité. Et j'ai donc moins envie de me masturber. Et je me masturbe moins. 

Qui as dit que les zommes étaient simples ?  

 

 

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