mardi, 18 novembre 2008

Puis-je me brosser les dents avec ton sperme ?

C'est l'insidieuse question qui déclencha une excitation et une jouissance si grandes qu'elles me décidèrent à reprendre le fil de ce blog. Pardonnez chers lecteurs ce silence qui n'en fut pas moins riche, y compris sexuellement. De grands changements personnels et professionnels, une grande réussite longtemps attendue, des milliers de kilomètres séparent cette note de la précédente. Que les romantiques se rassurent : toujours avec la même épouse.

Mais je m'égare. Venons-en à l'essentiel, cette question posée par ma tendre et chère hier soir dans la salle de bain, alors que nous nous préparions à sortir, que je me brossais les dents et qu'elle se préparait à le faire. Elle m'avait bien promis une fellation, en ce premier jour de cycle qui lui coupait l'envie d'une étreinte. Mais cette manière de passer à l'action est une grande première, d'autant plus remarquable qu'elle est peu à l'aise avec les mots du sexe et avec le sperme. Double transgression donc, par rapport à notre routine sexuelle. Coup à l'estomac pour moi, oreilles qui sifflent, jambes qui flageolent. Je m'entend vaguement aquisecer à travers le brouillard de l'excitation. Je vois nettement son beau visage de profil dans la grande vitre, mais pas le mien, comme si elle suçait un inconnu. C'est aussi la première fois que je la vois sous cet angle. Lentement, voluptueusement, avec toute l'expérience du monde, avec la science intime de mon phallus et de mon plaisir : elle sait bien où insister, comment, qu'il est vain d'aller vite, que la hampe est bien moins sensible que le gland, que ce sont ses lèvres qui me procurent le plus de plaisir lorsqu'elles se referment sur ma couronne, qu'elles glissent sur elle, sur le frein, le gland, dans une douceur sadique. Tout le contraire du porno, de la vélléité juvénile brouillonne. Plus exactement, c'est la lente insistance sur le couronne, le gland, le frein et le méat, successivement par ses lèvres, ses dents caressantes, son palais, qui m'envoient des décharges dans les reins.

J'ai dû jouir en trois minutes, sans qu'elle accélère, sous le seul effet de ses mots, de sa bouche, de cette nouvelle vue inédite sur son profil fellationnant. J'ai vu mon sexe grossir encore, rougir, sa main droite caressant mes bourses, sa gauche grattant insupportablement mon téton. La puissance de l'orgasme me submergea comme rarement, me coupa littéralement le souffle dans un cri, me forçant à me pencher en avant, mes genoux pliant sous l'impact du plaisir. Je n'ai pas compté les jets ni les spasmes, je sais qu'ils furent plus nombreux que bien souvent. Je me rappelle aussi de la longue durée brulante de chaque jet sur son palais et sa langue. Je vois les flots de sperme s'échapper de sa bouche pour agrandir une flaque inouie sur le carrelage. Enfin je sens sa bouche dans la mienne, au gout d'amour, comme promis car ma seule réponse à son initiale question fut ''seulement si tu m'embrasses après''.

Un tel plaisir, un tel parfum de découverte buccale fiévreuse, me renvoient invariablement à l'adolescence où je découvris le plaisir du sexe par la générosité orale de mes jeunes hotes. Un souvenir ineffaçable, tout comme cette fellation d'hier.

 

 

 

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Commentaires

Yesssssss.

Welcome back ! Je n'y croyais plus.

Ecrit par : Pierre | mardi, 25 novembre 2008

Tu sais que je venais régulièrement sur ton blog et que je me disais que quand ça fera un an, je le supprimerai de mes liens? :D

Toujours ce zeste de folie et de tendresse qui resort de tes écrits.

Ecrit par : Paquette | samedi, 06 décembre 2008

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