mardi, 16 décembre 2008

Sang et sueur

Dimanche dernier j'ai voulu voir les choses en grand pour une sieste crapuleuse digne des pires pornographies. J'ai innocemment monté le chauffage à 23 degrés, pour un RDV coquin au lit avec ma chérie, après la vaisselle. Nous voilà tout deux corps contre corps, haletants, deux de mes doigts enfoncés dans son ventre, s'agitant, faisant monter son plaisir jusqu'à l'inéluctable. Làs, hélas, à trois secondes de  sa chute orgasmique une crampe me paralyse la main, que je dois remonter et que je découvre couverte du sang de ses règles, plus longues que prévu. Et là c'est la crise. Pas continuer. Sale. Draps blancs. Toussa. Nettoyer. Salle-de-bain. Gningnin.

J'oscille quelques secondes entre découragement total et abandon, ou bien reprise des réjouissances réfugiés dans la salle-de-bain. J'hésite vraiment car elle un un problème avec mes initiatives et cela me mets en colère. Je trouve inéquitable le fait de toujours acquiescer à ses sollicitations alors qu'elle conditionne et temporise toujours les miennes. On entre là dans l'économie émotionnelle de l'initiative sexuelle, toute une histoire... où l'inconscient joue une grande part. Bref, je remets celà à un autre moment et, bourses pleines, préfère continuer notre calin dans la baignoire.

Mais avant et pour me venger, je m'agenouille devant le miroir de la salle-de-bain et la force à recevoir debout un cunilingus agressif qui la fait suffoquer et ployer. Je me relève précipitamment pour la cueillir dans mes bras tant son orgasme fut violent.

Puis nous passons dans la baignoire au rythme de l'eau chaude coulant, bercés de vapeur. Elle se tourne pour me présenter sa belle croupe mais non, trop tôt. Je préfère coller son dos au mur, lui torturer le bourgeon, avaler ses tétons, souffler dans son cou, lui faire perdre son souffle. Elle finit par se reprendre, se pencher pour me sucer un téton tout en me masturbant. Je lui reprends mon sexe des mains pour contrôler le rythme des caresses pendant qu'elle me lêche les tétons. Et je finis par m'éloigner d'elle en lui ordonnant de se masturber pendant que je fais de même, face à elle. Elle se mène à l'orgasme, le visage rouge et contracté dans un rictus de plaisir impressionnant, tout le corps tendu. Je réussis à ne pas jouir pour enfin la retourner et la pencher vers l'avant, l'embrochant avec une facilité dégoulinante. Elle accueille mon phallus d'un petit cri, comme une délivrance, sur le point de rejouir à nouveau.

Je réussis alors à la mener à un dernier orgasme sans jouir moi-même, de manière à ce qu'elle s'occupe de moi plus complètement, sans que je sois moi même distrait par une autre tâche. Je vois les muscles de son dos tressaillir, sa colonne vertebrale se redresser au rythme des spasmes de plaisir, son vagin se contractant régulièrement sur mon pénis, le repoussant hors de sa vulve. Je dois lutter pour rester dans son antre.

Après quelques instants de repos, elle sort sa botte magique : je ne bouge plus et reste debout ; elle, toujours en levrette, ondule d'avant en arrière, de bas en haut, de gauche à droite son bassin et son sexe autour du mien, imprimant un massage diabolique en trois dimensions à mon gland. J'essaie de me retenir mais cette vue pornographique et ces sensations m'arrachent un gémissement tripal et de longs jets de sperme brulant, les ondes de choc résonnent dans ma moelle et mon cerveau, me faisant suffoquer. Comble du plaisir : elle continue ses mouvements pendant et après mon orgasme, me pompant littéralement les boyaux, aspirant mes derniers sucs, genoux tremblants, gémissant, reconnaissant.

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