jeudi, 29 janvier 2009

Vibrations profondes

Ma vigueur revient, avec des érections régulières dont je suis fier et rassuré après dix années de couple.

Je suis revenu plus tôt hier, avec une idée entre les jambes. Nous avons débuté dans le salon, toutes lumières éteintes pour éviter les intrusions vicinales. Debouts, contre la table, mains avides d'une trop longue absence, vite ses tétons, son cou, mes lèvres, les siennes, son pantalon, sa culotte sur les genoux, mes mains, son abricot, très vite je m'accroupis, très vite ma langue dans son bas-ventre, autour, sur son capuchon, puis directement sur son bourgeon, son souffle de plus en plus rauque, ses tremblements, ses halètements, enfin ses cris et soubresauts, je dois vite me relever au secours de son équilibre chancelant.

Elle se retourne pour me présenter sa croupe. Dans la pénombre, je crois pénétrer plusieurs des femmes brulantes croisées dans mes fantasmes et leurs écrits. Je me sens plus mâle aujourd'hui, envahissant ma femelle et la paralysant de plaisir, ce superbe moment suspendu lorsque mon phallus écarte ses chairs pour la première fois, lentement, puissamment, alors qu'elle retient sa respiration, bouche ouverte, savourant l'intrusion.

Mais c'est l'innatendu. Après quelques allers retours, soupirs et changements d'angle de sa croupe, elle doit se résoudre à l'abandon, sur douleur inatendue dans son bas-ventre. J'étais sur le point d'exploser, sur-excité par la nouvauté du moment. Elle me propose ses mains, je lui propose sa bouche sur mes tétons, et ma propre main, dans le même temps, pour mon propre plaisir.

Toujours debouts, elle remonte mes pulls, se penche légèrement pour coller sa bouche à mon téton droit lorsque sa main agace le gauche. Face à elle, je me caresse et contemple cette scène rare de voir ma femme sucer mes tétons lorsque je me masturbe. Elle augmente progressivement ses pressions sur mes mamelons, à la limite de la douleur, envoyant des décharges de plaisir dans mon bas-ventre et jusqu'au gland. Je finis par jouir violemment, le souffle coupé, projetant ma semence sur son ventre et sur ses pieds. Magnifique.

mercredi, 21 novembre 2007

Masturbation et fantasmes

Mes besoins masturbatoires du moment sont impressionnants. Je me surprend à me masturber trois fois dans la journée, ce qui pour un adulte à l'adolescence lointaine, commence à faire beaucoup. J'ai même crains plusieurs fois le soir venu que ma chérie sollicite mes faveurs, tant j'étais vidé par mes mains et incapable de répondre à ses attentes. Heureusement, elle est plutôt du matin en ce moment, et hier fut une petite rapide, levrette debout, elle appuyée sur la table, avant de partir à son travail. Ca m'a vidé, et je ne me suis pas masturbé de la journée. Un rhume guette. 

L'autre nouveauté est l'intrusion assez nouvelle du fantasme dans mes séances masturbatoires, leur raffinement croissant. C'est assez nouveau, car je me contentais jusqu'alors de masturbations concentrées sur mon propre plaisir, le regard fixé sur mon sexe et ma main en action. Au point d'avoir toujours eu une incompréhension profonde de mes congénères qui ont besoin de films, d'images réelles, virtuelles ou fantasmées pour s'exciter. Ça change. J'imagine de plus ou plus librement des scènes torrides. Je commence à culpabiliser car en résultent de violents orgasmes qui me laissent tremblant, avec mes jets de sperme volant à près d'un mètre : ça me réjouit également, car je croyais ces distances et cette puissance révolues, cantonnées aux pulsions extrêmes de l'adolescent sportif que je fus.  Je culpabilise un peu car le plaisir n'est pas aussi violent à deux. Il est différent, intense, mais rare et pas aussi puissant. 

 Alors quelles sont ces scènes et ces raffinements ? J'imagine mon sexe sucé goulument par des femmes que je connais et qui m'attirent bien qu'inacessibles. J'imagine des parties à plusieurs, où j'ai les yeux (et le sexe) bandés, où une bouche et des mains anonymes  s'occupent de mes tétons, un pénis, un jouet ou des doigts de mon anus, une autre bouche ou une main de mes testicules, et enfin une dernière bouche, un vagin ou un anus autour de mon sexe. Bref, deux ou trois personnes s'occupent intégralement de mon plaisir, je ne sais pas qui, j'imagine ma femme mais comme mes yeux sont bandés je ne sais pas ce qu'elle fait. J'essaie de deviner qui fait quoi. C'est absolument torride. Un ami intime est là j'espère aussi, une amie, une autre, quelle est la bouche sur mon téton ? quel organe de quelle personne autour de mon sexe ? 

La nuit aussi mes orgasmes masturbatoires sont violents, car, pour ne pas réveiller ma chérie, je bouge le plus doucement possible, cela dure donc bien plus longtemps, et dans le noir, sans rien voir, mon imagination fonctionne à plein régime. Systématiquement maintenant, je me stimule les tétons en même temps, le résultat est radical. Bref, ma sexualité s'enrichit, d'aucun diront ''se féminise'', mais je refuse ces qualifications identitaires, en bon sociologue.

Bons plaisirs à tous 

mardi, 13 mars 2007

Sperme et manque

Salut lecteurs !

Dites, en passant, beaucoup de lectures, aucun commentaire ! Bande de coquins. 

Après  quelques semaines de silences, voyages, absences, je puis vous en conter quelques effets. 

Lorsque le corps est habitué à un rythme sexuel et sensuel, le sevrage est difficile. L'épreuve grandit jour après jour, la tension dans le bas-ventre se fait de plus en plus réelle, les rêves se mouillent, les pulsions quotidiennes gagnent une extraordinaire puissance . Lorsque masturbation il y a, des flots de semence jaillissent en continu. 

Puis c'est la délivrance, la ré-union des corps et des fluides ; l'extraordinaire de l'habitude charnelle est l'effet de manque inoui provoqué par la rupture du rythme quotidien. On a vraiment l'impression que son corps fut délaissé éternellement par le plaisir sensuel, le souffle et la peau de la partenaire. On érectionne au premier rapprochement, on suffoque au premier baiser, on tressaille au moindre souffle, on crie au moindre effleurement, on hurle à la première caresse, on jouit presque d'une langue se posant sur le gland. Horrible. Au bout d'un mois, les sens peuvent s'endormir, et la fonction sexuelle rentrer vaguement en létargie. Mais une semaine, c'est juste ce qu'il faut pour bien ressentir la frustration sans encore hiberner. 

Un petit accident de pilule nous a fait renouer avec les préservatifs.  J'ai horreur des préservatifs, je hais les préservatifs. Mais ils ont l'avantage de rompre avec l'habitude des pénétrations naturelles, et donc de mieux profiter d'elles, de vraiment prendre la mesure du plaisir inoui, physique et mental, que procure la pénétration phallique du vagin. J'ai l'impression de découvrir un nouveau sexe, une nouvelle cavité, à chaque fois que nous abandonnons le latex.

Mais la capote permet aussi de mesurer le niveau de sperme - que d'aucunes lient au niveau d'excitation et à la fidélité du concubin in absensia. (Erreur.  La puissance du jet peut mesurer l'excitation, mais ce n'est pas automatique, et de toutes façon insensible avec une capote. Mais certainement pas le volume de semence. On n'a plus le droit de se masturber maintenant ?!) Bref, la capote permet de mesurer le niveau de sperme émis, qui n'a d'autre signification que ... le volume de sperme stocké depuis la dernière éjaculation ! Et dans ce cas, ce fut le double de la quantité normale et quotidienne. Impressionnant. Les trois premiers centimetres du préservatif étaient pleins d'un sperme à la fois plus dense, épais, opaque que d'habitude, sans grumaux et très homogène. Bref, un bel éjaculat. Une névrose personnelle légère donne beaucoup d'importance au sperme. Va comprendre.

Un effet certain du manque est aussi l'inssasiabilité du désir. Il fallut cet après-midi de retrouvailles pas moins de trois orgasmes chacuns pour repaitre nos corps et nos sexes affamés.