samedi, 20 décembre 2008
Triolisme imparfait
On discute triolisme avec ma chérie. On a envie de tenter. Mais l'enfer est dans les détails.
Elle est excitée par l'idée de deux mâles s'occupant de son plaisir et d'avoir à s'occuper de deux mâles. Bref, fantasme actif et passif de la pluralité masculine. Moi j'essaie d'imaginer les scènes, très concrètement, et je ne trouve rien qui me glace, bien au contraire. Deux limites tout de même : embrasser, pour moi, est engageant sur le plan relationnel. Elle va donc réfléchir au sens qu'elle donne au baiser mouillé. Peut-être n'y verrait-elle qu'un simple échange érogène, nécessaire à son excitation sexuelle mais sans implication psychologique. Bref je suis un peu dérangé par l'idée. À voir. Le second blocage que j'ai est plus clair et concerne le sperme d'un autre : elle n'avale pas le mien et je refuse qu'elle avale celui d'un autre, car pour moi c'est le comble de l'intimité ; pas question qu'elle accorde à un autre une intimité qu'elle me refuse. Démonstration parfaite que les perceptions respectives doivent être connues, échangées, partagées car elles sont centrales dans les jeux sexuels ; elles peuvent différer sur des points essentiels.
De mon côté, pas de blocage avec un autre homme, je me sentirais plutôt bi-curieux, comme disent nos amis anglo-saxons, bref, aventureux. En plus cela converge (sic) avec ma vision du triolisme, impliquant une symétrie parfaite et non pas un simple 2 + 1. L'intérêt est que deux peuvent donner du plaisir à un(e) et que les rôles soient parfaitement échangeables. Ma douce est très émoustillée par l'idée de me voir aux prises avec un autre homme.
Juste un dernier blocage concernant le physique : je crois que j'aurais une répulsion concernant la pilosité ou la graisse trop importantes d'un partenaire. Inversement, je n'ai aucun problème concernant l'idée d'un jeu avec deux femmes. Ma chérie est intéressée par découvrir la pluralité féminine. Mais elle ne supporterais pas de voir une femme me donner du plaisir devant elle. Que je puisse lui donner du plaisir certes. Mais pas que j'en reçoive. Elle sait très bien que cela est dû à un manque de confiance en elle, mais on retombe sur un vieux débat : savoir et comprendre ce qui nous détermine n'est pas changer ce qui nous détermine. Bref, mon idéal de triolisme parfait, symétrique, est très loin du réalisable avec ma chérie et une autre femme. C'est donc plutôt parti pour une recherche patiente d'un partenaire de jeu très ouvert.Pour l'heure, visite sage prévue d'un club échangiste propre pour les fêtes.
Je vous raconterais bientôt les ébats que provoquent ces discussions, dopés par l'excitation. Le cerveau est un organe sexuel fantastique.
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jeudi, 20 novembre 2008
Remontée du fleuve rouge
Même pressé de partir travailler, un gentleman ne peut se refuser à une demande aussi indirecte de sa tendre : '' j'ai envie de toi''.
En cette période menstruée, elle me rejoint alors dans la salle de bain où je me précipite sur son bas-ventre, avide d'un manque de ... deux jours. Je lui retourne superbement la fellation qu'elle m'a prodiguée ici même avec délectation partagée. Elle est debout, se cramponne au lavabo, moi agenouillé, le cou tordu pour atteindre son antre; la nouveauté du lieu et du contexte, aidés par ma langue pénétrante, la font jouir très rapidement, ses genoux ploient, elle halète, je me redresse prestement pour empêcher sa chute. Mon membre aussi est redressé. Elle choisit, grande première également, de se faire visiter par devant, assise surélevée sur le bord du lavabo, se tenant les jambes, moi faisant face à son sexe et son dos et à mon torse tout à la fois, grâce au miroir. Pénétration rapide, trop à mon gout, j'aime bien prendre mon temps, progresser à mesure que son antre sécrète du désir, mais là ma chérie et son ventre sont affamés, elle me fait forcer le passage jusqu'à la garde. Quand j'y arrive, elle pousse un petit cri et se fige pour accueillir un pic de plaisir. Je commence alors un va-et-viens soigné, propulsé par mes mollets car l'angle est vertical et la distance maximale entre nos sexes. C'est donc sur la pointe littérale des pieds que je la mène à l'orgasme. Je prends un plaisir particulier aux pénétrations pendant l'hiver, car la fraicheur extérieure contraste la chaleur de son intérieur et je crois mieux ressentir ses courbes intimes. Elle jouit avant moi comme d'habitude, le visage merveilleusement défait par l'orgasme. Ce décalage lui permet de mieux se concentrer ensuite sur mes tétons avec ses doigts mouillés, pour me mener enfin au climax, enfoui tout au fond de son bon-ventre. Le retrait fut sanglant et le lieu bien choisi pour le nettoyage.
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