mardi, 10 mars 2009

Changement d'heure

L'excitation du couple au long court se nourrit de peu. Un simple changement d'heure l'a fait crier de plaisir, scandé par mes propres gémissements.

Il y eut bien le passage à l'heure d'été récemment, mais ce sont surtout nos retours impromptus, en milieu de journée, à la maison, une abstinence de deux jours, qui déclenchèrent notre rapprochement pornographique.

A peine effleurés, elle se jette sur le lit, demande ma langue et la reçoit, vigoureuse, assoifée et de belle manière. Elle fait monter le plaisir sur son pubis et ses lèvres d'une douceur de pêche. Je bande dur, phénomène rare lors d'un cunilingus. Je dévore l'ensemble, frotte mon nez, mes lèvres, mes dents, ma langue, tout y passe et y revient, aspiration, expiration, inspiration, cycle, montée, descente, plusieurs, hurlements, elle me saisit la tête des deux mains, ondule du bassin, m'écrase, me supplie, puis se pâme dans un craquant râle de plaisir féminin.

Je vois bien qu'elle se force un peu vite vers mon pantalon, avant d'être remise. Mon phallus le déforme. Je suis debout en face d'elle, assise sur le lit, défaite et ébouissante de plaisir. Foin de détails cette fois, elle enfourne tout mon pieu et le pompe avec avidité, cette avidité qui fait la réussite d'une pipe mesdames vous-dis-je : tout dans la tête, le reste dans sa bouche. Ce surcroit inatendu de désir pour mon vit m'amène diligentement aux portes du grand valala. Elle le sent et ralenti, pas folle ma bourgeoise.

Elle se lève et se traine, entravée par son pantalon entre les jambes, vers la commode voisine. Elle se penche et prend appui, je vois son visage dans le miroir. Elle me tend son arrière-train rebondi et frétillant. Son sexe est tellement inondé qu'il se passe de ma salive : je me colle à elle, pointe mon arme, et l'embroche derechef, arrachant un cri de plaisir à ses poumons. Une séance de travail m'attend qu'il s'agit de ne point gâcher par un tir précoce. J'évite donc de regarder mon sexe entrer dans son corps, c'est trop dangereux. Heureusement, elle est tellement excitée que sa cyprine atténue les sensations, ce qui me permet de durer. Cycles à nouveau, courts, profonds, lents, rapides, accélérations, décélérations, tout se fait à l'oreille. Je n'ai pas le courage de la mener plus de trois fois au bord avant de resaisir ses hanches pour une accélération frénétique finale la faisant décoler, hurler, s'arquebouter, baver, spasmer pendant une longue, voire deux minutes. Mon objectif à ce moment est de ne point sortir malgré ses contractions et mouvements brusques qui me chassent de son bas-ventre. Rester à tout prix, pour prolonger son orgasme.

Puis vient mon tour. J'arrête de bouger, bassin en avant, et la laisse me masturber avec son vagin, voyant son cul divin s'agiter dans tous les sens, en rythme, autour de ma verge. Ca monte, monte, monte, mes gémissements se font plus rauques, plus forts, clac, extinction de cerveau, voile noir, étoiles, torrent de lave hors de mon sexe, je m'aggripe à ses fesses, cette fois pour ne pas tomber. Je me déverse en elle, à son tour de se concentrer pour me garder dans son antre, faire durer ce massage diabolique jusqu'à ma dernière goutte. J'adore les changements d'heure.