mardi, 12 mai 2009

Les ratés du latex

Cette semaine de séminaire loin de mon foyer devait être l'occasion de tester les nouveaux territoires ouverts par notre dernière négociation : excursions sexuelles hétéroconjugales permises, mais hors amis communs, hors maison, hors connaissance de l'autre. Malgré mon achat de préservatifs en prévision, ce fut l'échec.

Totalement ouvert à l'idée, je n'ai pu aller assez loin avec chacune des nombreuses partenaires féminines offertes pendant cette courte semaine passée en commun dans cet hôtel. Peut-être ai-je trop mis en avant mon statut d'homme marié ? J'ai en tout cas eu l'impression que mes jeunes collègues me renvoyaient sans cesse ce statut à la figure : l'homme cotoyable, respectable, aimable, mais sexuellement indisponible.

Le désir ni les rapprochements intimes, du moins psychologiquement, n'ont pourtant pas manqué. Mais de sexe que nenni, sinon la demande ressentie de relations intimes, d'engagements psychiques forts, de moyen ou long terme ; j'ai aussi ressenti la détresse de femmes seules,  détresse qu'une étreinte ne saurait combler. Pas de femmes mariées, engagées, heureuses et épanouies dans leur couple, socialement, dans leur corps, leur sexe, tout en étant aventureuses et ouvertes sur les routes du libertinage : tel est mon idéal, peut-être trop idéal ? J'ai l'impression d'être le gendre parfait, mais le coup imparfait, à la recherche de la femme introuvable. Non ?