jeudi, 12 juillet 2007
syncope et révolution sexuelles
Vous allez dire que j'insiste, que c'est une obsession, mais vraiment, il faut le faire !
J'ai il y a deux jours frôlé la syncope tant le plaisir fut intense.
Tout avait commencé par un petit calin tendre, sans prétention, nus sur lit, en fin de journée, pour se détendre de la grosse fatigue caniculaire.
Elle se retourna néamoins pour que je la pénètre en levrette. Je m'exécutai volontiers. La conduisis jusqu'à son second orgasme. Puis elle décida de mener la danse pour m'amener à la jouissance. Bref, les lecteurs assidus auront compris qu'elle m'a à nouveau administré son fameux massage multidimensionnel du phallus, dandinant et ondulant du bassin tout à la fois, toujours en levrette. Quel pied ! Et quel surprise !! Sans que j'ai à bouger d'un centimetre, planté dans son bas-ventre, le plaisir monta à un niveau inouï, d'abord centré sur toute la surface de mon gland, transformant ensuite mon sexe en un morceau de lave en fusion, irradiant progressivement tout mon bas-ventre, ma colonne vertébrale, ma nuque, électrisant puis paralysant tous mes muscles tremblants, je me rappelle juste avoir gémi ''encore'' et ''oui oui'' (comme une femme :) ), totalement hors de contrôle et hors de moi. J'ai à peine senti l'éjaculation, plutôt un plaisir fou, une jouissance violente, comme des coups de marteaux orgasmiques répétés secouant tout mon corps à partir du bassin, le souffle coupé de plaisir. J'ai dû vite m'allonger, les oreilles bourdonnantes et le regard obscurci. La fatigue a peut-être joué. Mais je peux vous dire qu'un tel orgasme me laisse totalement rassasié pour les trois jours suivants, ce qui est conséquent dans mon cas !
Alors ce niveau de plaisir est à la portée de tous, physiquement. Le seul problème qui fait que beaucoup, y compris mes amis, n'atteindront jamais cela, est psychologique, sociologique, historique : apprendre à se lâcher, à s'abandonner, à laisser le contrôle à l'autre. Et cela, des siècles de machisme incorporé constituent un obstable insurmontable. Le stade 2. du féminisme consista en partie à affirmer le droit au plaisir des femmes, c'est à dire à ne plus être considérées comme des objets masturbatoires plus ou moins sales par les hommes. Le stade 3. consiste pour les hommes à ne pas rester à la performance, à l'idéal du gars qui fait hurler les femmes de plaisir en se contrôlant tellement qu'il joue contre lui, qu'il ne sait même pas qu'un autre monde orgasmique est possible, qu'il n'aspire donc même pas à atteindre. C'est aussi le message que je veux faire passer. Mais l'incorporation de la domination joue aussi dans les deux sens, et bien des femmes n'apprécieraient ou ne recherchent pas un homme qui se lâche, qui laisse le contrôle ; elles assignent aussi une définition de la virilité qui joue contre un meilleur plaisir et une meilleure harmonie. :-)
09:30 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : domination masculine, féminisme, machisme, orgasme, jouissance, levrette, révolution sexuelle

