jeudi, 14 mai 2009
Masturbation impériale par femme fatiguée
Crevée et intouchable en ce moment, elle me dit après le repas : viens je vais au moins te sucer.
Elle passe d'abord aux toilettes, je fonce dans la cuisine pour enduire de miel mon pénis et lui en faire la surprise, mais damned, le pot est introuvable. Elle ressort des toilettes avant. Raté pour cette fois. En plus j'adore ce miel, crémeux à souhait, garanti sans fuite.
Elle m'emmène dans la chambre, m'allonge, dénude mon phallus gonflant, enlève ses lunettes mais je garde les miennes et deux oreillers sous la tête pour jouir du spectacle. Elle gobe mes bourses épilées, quel délice. Lèche ma hampe grandissante, et finit par enfourner mon baton doux dans sa bouche, pour des va-et-viens variables. Je réalise que le spectacle est plus excitant psychologiquement que sa manière de faire peu efficace techniquement. Elle s'en rend compte, fatiguant peut-être de la machoire. Se relève, et va chercher le lubrifiant.
S'asseyant à mon flanc, elle asperge généreusement mon phallus et entame une séance de caresses absolument divine, utilisant diaboliquement ses deux mains et dix doigts chauds, glissant voluptueusement sur toute la surface, la brulure du plaisir est intense et m'arrache immédiatement des gémissements et des spasmes. Elle change plusieurs fois le rythme, ses paumes glissant sur l'ensemble de mon gland éclatant, ma hampe gorgée, puis elle finit par une accélération qui m'arrache littéralement la moelle et me laisse pantelant, en sueur et le souffle coupé, complètement vidé par un fabuleux orgasme qui m'a saisi intégralement le corps. Elle continue ses caresses plus doucement, m'arrachant encore des spasmes pendant de longues minutes, j'ai l'impression que tout mon corps et tout mon être sont concentrés entre mes jambes et entre ses mains, dans une fusion inouie du plaisir et du temps. Je sais qu'un tel plaisir me laissera rassasié au moins deux jours, empli de plaisir, le sexe détendu et encore marqué de la mémoire de cet orgasme.
C'est très simple : techniquement, ce plaisir n'a aucun équivalent, aucun vagin, aucune bouche, aucun anus n'est à la hauteur, ni même mes propres mains.
18:16 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, jouissance, orgasme, fellation, masturbation en couple
vendredi, 13 mars 2009
missionnaire croustillant
J'admets l'oxymore du titre, tant le missionnaire incarne la position sexuelle la plus conservatrice et ennuyeuse sinon réactionnaire.
Mais la soirée caline commença bien, avec un bain et des attouchements mouillés où une longue et lente fellation de ma chérie faillit abréger la fête tant son visage magnifique, coulissant avec délectation minutieuse autour de mon vît, fut excitant.
Transition rapide vers le lit, à peine quelques caresses avant qu'elle écarte les jambes, me signifiant son impatience et sa préparation. La pénétration fut donc faciale, rapide et aussi facile que lubrifiée. Je m'employais à lui donner du plaisir, lisant les résultats sur son visage. Petite interruption pour mettre des oreillers sous ses fesses, ce qui me permet de m'agenouiller pour jouir de la vue et lui caresser le ventre et l'intérieur des cuisses pendant les va-et-viens. Lentes montées, accélérations, puis rapidement la délivrance pour elle, s'arqueboutant pour mieux jouir et enfoncer mon pieu en elle.
Pour une fois je décide de continuer dans la même position pour jouir en elle. Ses mains aggripent mes tétons et les caressent, mon plaisir monte, inexorable, pour un orgasme aux spasmes d'une rare violence, résonnant dans tous mes os. Elle m'expliqua avoir contracté au maximum les muscles de son vagin pour accroitre mes sensations : la réussite est totale et rare, tant cette position est en général peu propice à mon plaisir. J'ai l'impression d'avoir déversé mon sperme au fond de son utérus.
L'anecdote croustillante de la soirée : alors que je la serrais très fort dans les bras, debouts dans la maison, après nous être relevés du calin, tout mon sperme retomba d'un coup sur le sol, en une immense flaque projetée par la pression de l'embrassade. Fou rire assuré. Ce calin m'a tant dopé que je me suis masturbé deux fois au réveil ce matin.
15:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : faire l'amour, missionnaire, couple, jouissance, orgasme
mercredi, 25 février 2009
Douche inattendue
Évènement sexuel inattendu hier soir. Tous deux épuisés par une longue journée et le manque de sommeil, nous nous retrouvons au lit à 9 heures, le corps lourd, la tête prise. Discussion tendue. Je ne sais pas si j'aurai l'énergie pour l'honorer. Après quelques minutes de flottement, elle insiste. Je me motive, prend ma respiration, ramasse mes derniers sucs et descend sous la couette pour entamer un cunilingus.
Mais, inspiré, je m'arrête en chemin et dans la noire moiteur de la couette, commence à embrasser son ventre, caresser ses jambes, ses pieds, ses cuisses, longuement. J'ai l'impression de découvrir un nouveau corps, une nouvelle femme. Je finis par approcher ma bouche de sa vulve, ma tête couchée sur son pubis, recouvrant ma main gauche qui tient ses lèvres suspendues pour que ma langue travaille sans gène. Ses soupirs s'approfondissent et se rapprochent. Deux doigts de mon autre main pénètrent alors son bas ventre, faisant le tour de son antre avant de s'arrêter sur sa noix grafenbergienne. Peu d'effet d'habitude à cet endroit, elle n'arrive pas à dépasser son envie d'uriner. Mais ce soir, ma tête et ma main sur son pubis enfoncent son bas-ventre, poussant sa noix magique vers mes doigts inquisiteurs. Pour une fois grâce à cela, je peux en faire le tour et l'aggriper, alors que d'habitude je ne peux qu'en titiller la face avant du bout des doigts. À peine mes doigts entament un massage complet de son supposé point gé que ma main est inondée de cyprine. Je me mets à bander immédiatement, dopé par son excitation. Ma langue s'agite de plus en plus soigneusement sur son bouton rose, pendant que mes doigts massent son pois interne. Son bassin s'agite, je dois peser de tout mon corps pour contrôler ses mouvements et pouvoir continuer mon travail. C'est à la fois technique et physique, continuer la double stimulation, contrôler son corps, rester au bon rythme, au bon endroit. Ses gémissements finissent en petits cris et en apotéose. Le drap, sa vulve, ma bouche, ma main sont trempés.
Sur-excité, je ne lui laisse pas le temps de respirer, remonte hors de la couette et la pénètre d'autorité pour un missionaire sans pitié. Mon phallus pénètre sa vulve comme du beurre fondu ; son inondation altère mes sensations physiques mais multiplie mon excitation mentale. Trouver le bon angle, le bon rythme, la bon mouvement, la bonne profondeur, puis tenir. Lire les résultats sur son visage, sa bouche, ses yeux, la couleur de sa peau, les rides de son front, son souffle, ses rictus et vocalises. Elle finit par s'arcquebouter, rouge et tendue, pour un dernier orgasme qui la laisse vaporeuse.
Après quelques minutes elle tente de se reprendre, mais, éteinte, ne puis que me proposer de jouir sur son ventre ou ses seins. Je m'empresse d'accepter la dernière proposition et m'avance sur ses seins, agenouillé autour de son torse. Je me masturbe en regardant son visage et ses seins, les caressant de mon autre main, mes bourses caressées par son sternum, mes tétons massés par ses mains. Je joui abondamment entre ses seins avant de m'écrouler et rester de longues minutes sur elle, cimenté à son buste par ma semence. Avant de dormir, elle m'empêche d'essuyer le sperme, qui a coulé jusque dans son cou : "je veux garder ton odeur sur moi demain'', me dit-elle.
16:43 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jouissance, vagin, cyprine, vulve, cunilingus, faire l'amour, seins, jouir, sperme, masturber
mardi, 24 février 2009
Retour de manivelle
Après plusieurs semaines classiques, trop classiques, je commence à me lasser de nos calins. C'est souvent comme cela notre vie sexuelle, creux succédant aux sommets. Je le prends avec philosophie, mais tout de même j'appréhende souvent les calins du moment à cause de leur pauvreté.
Sauf le dernier de ce week-end, un petit décalage, un petit changement, elle couchée sur le lit, sur le côté, et moi debout à côté du lit, la pilonnant avec une vue parfaite sur cette pénétration latérale, son beau sexe nu et doux, le mien coulissant et luisant de son envie. Après avoir joui deux fois, elle se reprend et tend le bras vers mon téton pour augmenter ma jouissance. Je reprends alors lentement les mouvements, pour un orgasme exceptionnellement violent dans cette position. Il provoque dans ce cas, en même temps qu'une décharge électrique forte entre mon gland et mon périnée, comme un coup au sternum me faisant suffoquer et courber l'échine, une, deux secondes au plus, mais d'une force incroyable, court-circuitant mon cerveau. J'ai regretté de ne pas jouir hors de son bas-ventre pour voir la puissance de mon éjaculation.
Je tenais surtout à conter son massage d'hier soir, après le dîner où nous nous racontâmes notre journée. Bien fatigués par la reprise et par un stress majeur pour moi. Je m'affalais dans le fauteuil du salon après la vaisselle, et je compris immédiatement son intention lorsqu'elle alla éteindre les lampes pour créer une obscurité garante d'intimité. Me demandant à quelle sauce j'allais être mangé, je ne tardais pas à être informé.
Elle s'agenouilla entre mes cuisses écartées, fit jaillir mon sexe, lui administra une première bordée de caresses douces, d'autant plus bienvenues qu'elle avait les mains chaudes, ce qui est rare. Je fermais les yeux et laissais courir mon imagination érotisée par ses caresses. Une amie ? une autre ? une masseuse professionnelle ? le choix est vaste. Pause et reprise intense, ses mains glissent maintenant sur l'ensemble de mon phallus en feu. Elle avait pris dans la chambre la capsule de lubrifiant, utilisé avec générosité et expertise. À nouveaux des pauses, comme autant de supplices. Reprises de la masturbation, comme autant de délivrances. J'ai l'impression que mon sexe est entrepris par trois bouches. Elle passe ses paumes sur toute la surface de mon gland. Peu à peu, à l'écoute de ma respiration, elle trouve un rythme, s'y tient, accélérant subrebticement. Luttant aussi contre la fatigue, je vais chercher l'énergie de l'orgasme aux tréfonds de mon organisme, je la trouve, et jambes tendues et tremblantes, corps fébrile, je jouis abondemment dans ses mains. Elle continue de me caresser doucement, comme j'aime tant, les mains lubrifiées par mon sperme qu'elle étale partout. Ce repos dure de longues minutes exquises, une plateau de plaisir sans fin pour un aterrissage jouissif. En me penchant pour l'embrasser, je sens les effluves de mon sperme dans l'air. Elle m'interdit de la toucher ce soir, préférant sa situation de créditrice d'un avoir érotique futur et certain.
20:30 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, couple, orgasme, jouissance, sperme
vendredi, 23 janvier 2009
L'intimité du rictus orgasmique
Agnès Giard dans son ouvrage sur la sexualité nippone montre l'importance conférée au visage dans l'univers érotique japonais. La signification de l'expression du plaisir sur le visage y est amplifiée par le règne de l'empire sur soi, le culte de l'impavidité du visage, de la maitrise de l'expression des émotions.
C'est peut-être une cause analogue qui explique mon fantasme, devenu plus qu'une habitude, un réflexe, d'imaginer le visage des filles qui m'attirent ou que je ne fais que croiser, amies, connaissances ou inconnues, au moment de la jouissance, ravagé par les contractions du plaisir. Sublime subversion que de me représenter les rougeurs, les contractions, les halètements, leurs rictus, leurs soupirs, gémissements, yeux renversés, les plissures du front, toutes veines sorties, machoires crispées, lèvres retroussées au moment de leur abandon total.
L'excitation mentale est d'autant plus forte si je croise ces filles dans des contextes formels où la retenue absolue s'impose. Il leur faut alors composer une façade impassible et sérieuse. La subversion de mon fantasme prend alors tout son sens et toute sa force, projetant ces inconnues dans un univers privé et intense, supprimant la distance qui nous sépare, me projetant au lieu le plus secret de leur intimité : leur visage au moment intense et fugitif de la jouissance. Quel fabuleux cadeau de partager cet éclair avec un être humain. Ou bien de l'imaginer lorsque ce don est impossible.
Et plus ce don est impossible et ces filles inaccessibles et lointaines, plus le fantasme est savoureux, possible, systématique de ma part. Hommage à la belle inconnue de Brassens.
20:40 Publié dans Fantasmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rictus, contractions, orgasme, jouissance, visage, intimité
jeudi, 22 janvier 2009
Nuances onanistes
La relecture du post précédent m'amène aux nuances et précisions suivantes concernant la masturbation.
Plus le plaisir monte et tend vers l'orgasme, plus on perd la motricité fine que nécessitent les caresses stratégiques. Et donc, paradoxalement, plus on perd la capacité de s'auto-administrer du plaisir. Je reviens ici à l'impossibilité de bien jouir en se concentrant totalement sur le plaisir reçu, si l'on doit en même temps s'occuper de donner du plaisir à soi-même ou à un(e) autre.
Bref, mes plus beaux, violents, inoubliables orgasmes sont le fruit d'une relation, jamais de masturbation solitaire. C'est purement physique, mécanique, logique. À condition de connaitre l'état d'abandon que nécessite un orgasme cosmique, ce qui n'est pas donné à beaucoup d'hommes, prisonniers de siècles de machisme. Ce sont encore les zomos qui ont contribué à casser ce mur et élargir la gamme du plaisir masculin.
Plus précisemment encore, c'est la poursuite voire l'accélération de caresses appuyées sur le gland et autres zones érogènes pendant l'orgasme et les secondes qui le suivent, qui déterminent sa qualité et son intensité (toutes choses égales par ailleurs, psychologiquement, physiquement, etc...). La question du timing, de la continuité, de l'absence d'interruption. Il faut pour cela bien se connaitre et que le partenaire me connaisse bien.
Pour palier à la perte de précision induite par la montée du plaisir, j'ai trouvé un moyen artisanal : la chaussette, si possible en laine. Outre laisser un champ de bataille propre, elle permet malgré des gestes erratiques de maintenir des caresses appuyées sur l'ensemble de la surface du gland, frein, couronne. Avec cela, on approche de la qualité orgasmique de couple, sans toutefois l'atteindre. Car arrive fatalement le moment où le cerveau ne peut plus commander la main, et l'orgasme emporte ainsi dans son cyclone les moyens de le démultiplier, en obligeant la main à s'arrêter, là où ma chérie me mène au bord de l'évanouissement, à la perte de contrôle vertigineuse.
J'ai aussi pris l'habitude, lorsque démuni de chaussette, d'avaler ma semence afin d'épargner les draps ou les fauteuils. Comme je fais du sport et que j'ai un bon régime alimentaire, elle est douce et presque sucrée.
22:34 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, couple, seul, onanisme, jouissance, orgasme, plaisir
samedi, 17 janvier 2009
week-end détente
Le week-end a bien commencé. Elle m'attendait vendredi soir à la maison dans le noir, alors que je venais du travail pour l'emmener au restaurant. J'ai vite compris le but du complot, elle m'a fait m'asseoir et mon sexe à peine gonflé atterit dans sa bouche fraiche. Je la soupçonne d'avoir intentionnellement sucé une menthe fraiche avant de sucer mon gland, afin de multiplier les sensations.
Nous avions eu précédemment une petite mise au point technique et cette fois ci sa fellation fut diabolique. Juste une histoire de coordination mains-bouche, aujourd'hui au point. N'y tenant plus, elle se relève, se penche sur la table, baisse ses dessous et se cambre.
Je m'accroupis pour laper son sexe déjà trempé. Rassuré par l'accueil, je la pénètre et la besogne soigneusement, calmement, multipliant les angles et les vitesses jusqu'à ses soupirs et contractions saccadés. Elle prend alors le relais pour me faire jouir en agitant son postérieur dans tous les sens. Orgasme violent de ma part. La soirée s'annonce détendue.
19:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : orgasme, fellation, levrette debout, pénétration, plaisir, couple, jouissance
mardi, 18 novembre 2008
Complicité pénétrante
Ce que j'aime beaucoup dans cette scène (http://storage.canalblog.com/46/60/433818/30458261.jpg) c'est le visage de cette fille, exprimant la joie et le plaisir, c'est-à-dire une jouissance décomplexée offerte à son partenaire dans une obsénité naturelle craquante. Lui de son côté tend le cou pour atteindre un téton et augmenter le plaisir de sa partenaire, avec le regard scrutateur et sauvage du jouisseur. L'acte semble naturel, non feint, attirant. J'ai finalement remplacé la photo par le lien, car son caractère explicite contourne trop le pouvoir des mots qui me tient à coeur et à corps.
14:23 Publié dans Fantasmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pénétration, plaisir, jouissance, complicité, intimité
Puis-je me brosser les dents avec ton sperme ?
C'est l'insidieuse question qui déclencha une excitation et une jouissance si grandes qu'elles me décidèrent à reprendre le fil de ce blog. Pardonnez chers lecteurs ce silence qui n'en fut pas moins riche, y compris sexuellement. De grands changements personnels et professionnels, une grande réussite longtemps attendue, des milliers de kilomètres séparent cette note de la précédente. Que les romantiques se rassurent : toujours avec la même épouse.
Mais je m'égare. Venons-en à l'essentiel, cette question posée par ma tendre et chère hier soir dans la salle de bain, alors que nous nous préparions à sortir, que je me brossais les dents et qu'elle se préparait à le faire. Elle m'avait bien promis une fellation, en ce premier jour de cycle qui lui coupait l'envie d'une étreinte. Mais cette manière de passer à l'action est une grande première, d'autant plus remarquable qu'elle est peu à l'aise avec les mots du sexe et avec le sperme. Double transgression donc, par rapport à notre routine sexuelle. Coup à l'estomac pour moi, oreilles qui sifflent, jambes qui flageolent. Je m'entend vaguement aquisecer à travers le brouillard de l'excitation. Je vois nettement son beau visage de profil dans la grande vitre, mais pas le mien, comme si elle suçait un inconnu. C'est aussi la première fois que je la vois sous cet angle. Lentement, voluptueusement, avec toute l'expérience du monde, avec la science intime de mon phallus et de mon plaisir : elle sait bien où insister, comment, qu'il est vain d'aller vite, que la hampe est bien moins sensible que le gland, que ce sont ses lèvres qui me procurent le plus de plaisir lorsqu'elles se referment sur ma couronne, qu'elles glissent sur elle, sur le frein, le gland, dans une douceur sadique. Tout le contraire du porno, de la vélléité juvénile brouillonne. Plus exactement, c'est la lente insistance sur le couronne, le gland, le frein et le méat, successivement par ses lèvres, ses dents caressantes, son palais, qui m'envoient des décharges dans les reins.
J'ai dû jouir en trois minutes, sans qu'elle accélère, sous le seul effet de ses mots, de sa bouche, de cette nouvelle vue inédite sur son profil fellationnant. J'ai vu mon sexe grossir encore, rougir, sa main droite caressant mes bourses, sa gauche grattant insupportablement mon téton. La puissance de l'orgasme me submergea comme rarement, me coupa littéralement le souffle dans un cri, me forçant à me pencher en avant, mes genoux pliant sous l'impact du plaisir. Je n'ai pas compté les jets ni les spasmes, je sais qu'ils furent plus nombreux que bien souvent. Je me rappelle aussi de la longue durée brulante de chaque jet sur son palais et sa langue. Je vois les flots de sperme s'échapper de sa bouche pour agrandir une flaque inouie sur le carrelage. Enfin je sens sa bouche dans la mienne, au gout d'amour, comme promis car ma seule réponse à son initiale question fut ''seulement si tu m'embrasses après''.
Un tel plaisir, un tel parfum de découverte buccale fiévreuse, me renvoient invariablement à l'adolescence où je découvris le plaisir du sexe par la générosité orale de mes jeunes hotes. Un souvenir ineffaçable, tout comme cette fellation d'hier.
04:47 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fellation, bouche, sperme, orgasme, jouissance, plaisir, buccal
jeudi, 12 juillet 2007
syncope et révolution sexuelles
Vous allez dire que j'insiste, que c'est une obsession, mais vraiment, il faut le faire !
J'ai il y a deux jours frôlé la syncope tant le plaisir fut intense.
Tout avait commencé par un petit calin tendre, sans prétention, nus sur lit, en fin de journée, pour se détendre de la grosse fatigue caniculaire.
Elle se retourna néamoins pour que je la pénètre en levrette. Je m'exécutai volontiers. La conduisis jusqu'à son second orgasme. Puis elle décida de mener la danse pour m'amener à la jouissance. Bref, les lecteurs assidus auront compris qu'elle m'a à nouveau administré son fameux massage multidimensionnel du phallus, dandinant et ondulant du bassin tout à la fois, toujours en levrette. Quel pied ! Et quel surprise !! Sans que j'ai à bouger d'un centimetre, planté dans son bas-ventre, le plaisir monta à un niveau inouï, d'abord centré sur toute la surface de mon gland, transformant ensuite mon sexe en un morceau de lave en fusion, irradiant progressivement tout mon bas-ventre, ma colonne vertébrale, ma nuque, électrisant puis paralysant tous mes muscles tremblants, je me rappelle juste avoir gémi ''encore'' et ''oui oui'' (comme une femme :) ), totalement hors de contrôle et hors de moi. J'ai à peine senti l'éjaculation, plutôt un plaisir fou, une jouissance violente, comme des coups de marteaux orgasmiques répétés secouant tout mon corps à partir du bassin, le souffle coupé de plaisir. J'ai dû vite m'allonger, les oreilles bourdonnantes et le regard obscurci. La fatigue a peut-être joué. Mais je peux vous dire qu'un tel orgasme me laisse totalement rassasié pour les trois jours suivants, ce qui est conséquent dans mon cas !
Alors ce niveau de plaisir est à la portée de tous, physiquement. Le seul problème qui fait que beaucoup, y compris mes amis, n'atteindront jamais cela, est psychologique, sociologique, historique : apprendre à se lâcher, à s'abandonner, à laisser le contrôle à l'autre. Et cela, des siècles de machisme incorporé constituent un obstable insurmontable. Le stade 2. du féminisme consista en partie à affirmer le droit au plaisir des femmes, c'est à dire à ne plus être considérées comme des objets masturbatoires plus ou moins sales par les hommes. Le stade 3. consiste pour les hommes à ne pas rester à la performance, à l'idéal du gars qui fait hurler les femmes de plaisir en se contrôlant tellement qu'il joue contre lui, qu'il ne sait même pas qu'un autre monde orgasmique est possible, qu'il n'aspire donc même pas à atteindre. C'est aussi le message que je veux faire passer. Mais l'incorporation de la domination joue aussi dans les deux sens, et bien des femmes n'apprécieraient ou ne recherchent pas un homme qui se lâche, qui laisse le contrôle ; elles assignent aussi une définition de la virilité qui joue contre un meilleur plaisir et une meilleure harmonie. :-)
09:30 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : domination masculine, féminisme, machisme, orgasme, jouissance, levrette, révolution sexuelle

