lundi, 18 mai 2009
J'améliore ma levrette
Une lourde semaine causa une torpeur dominicale peu libidineuse.
Je tentais bien un rapprochement au réveil avec quelques caresses sur ses douces fesses galbées, mais elle s'enfuit petit-déjeuner, me laissant seul mater ma raideur matinale. Son désir se réveilla en milieu de matinée et crût continuellement, traduit par moult clins d'oeils et allusions, augmentant ma culpabilité d'être complètement épuisé par la décompression, incapable de bander ni même de vouloir bander, la volonté et l'esprit incroyablement annihilés.
Le début de soirée vit enfin une amélioration de mon état et j'eus alors la force de lui proposer chastement un cuninlingus immédiatement accepté. Je la pris par la main pour l'emmener dans la chambre, baisser ses dessous, l'allonger, m'agenouiller au pied du lit avant de passer à une attaque foudroyante, longuement précédée de baisers doux, secs, forts, mouillés, de caresses aventureuses et diverses. Elle sursauta quand je collais enfin ma bouche à son sexe ; langue audacieuse, lèvres englobantes, dents chatouilleuses, nez coquin, menton effronté, doigts fureteurs, mains stratégiques, tout ce beau monde l'amena rapidement vers l'explosion. J'hésitai un instant pour la faire redescendre et rallonger la séance, mais elle goûte peu les montagnes russes, contrairement à moi. Son orgasme est une étape délicate à accompagner, tant ses spasmes lui font perdre le contrôle du bassin : ma bouche doit alors suivre sa vulve sans rompre le contact ni s'écraser dessus ou me blesser, tout un art demandant de la concentration, ce que je réussis cette fois d'après ses cris et ses soubresauts. Le seul inconvénient de cette position est que je suis trop en face pour pouvoir plaquer rapidement ma main sur son sexe, seul contact qu'elle apprécie à ce moment.
Je fut pris alors d'une nouvelle hésitation à cause de mon état : l'envie est là de lui donner encore du plaisir, mais mon épuisement me fait douter de ma capacité. Je profitai d'un tressautement phallien pour faire sortir la bête et tenter de la faire grossir, en tout cas suffisemment pour pouvoir l'embrocher. Je sais que je n'arriverai pas à jouir, mais au moins la ferai-je jouir. Elle comprend vite où je veux en venir et se retourne immédiatement, me présentant sa croupe gourmande, son sexe rougi, ouvert et luisant de désir, accueillant comme une grenade entre-ouverte.
La vue est trop brulante pour débander. Je m'enfonce en elle d'un seul coup, doucement mais en profondeur, sans l'aide de mes mains ni des siennes. Elle suffoque puis hoquète de plaisir quand j'arrive au fond, avant de gémir. Ses mains viennent caresser mes bourses, m'arrachant aussi un gémissement. Puis elles viennent se poser sur mes hanches pour tenter de me faire accéler le mouvement. Au lieu d'alterner des rondes et des blanches, j'adopte un contraste maximal : quatre rondes et quatres croches, bref, des va-et-viens alternant un temps pour quatre quarts de temps, m'obligeant, lors des accélérations, à saisir ses hanches et agiter mon bassin frénétiquement. Ces violentes accélérations, au maximum de mes capacités mécaniques, la font hurler de plaisir. Ne me reste plus qu'à augmenter progressivement le nombre des coups rapides par rapport au nombre de pénétrations lentes pour arriver à son explosion. Elle se redresse alors, les muscles bandés, le dos rougi, tressaillant au rythme de ses spasmes de plaisir, avant de s'applatir complètement sur le lit, vaincue par la jouissance, relachant alors mon sexe fier du devoir accompli.
Spéciale dédicace à Multi-Sourires :)
21:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : faire l'amour, jouir, levrete, orgasme, couple
jeudi, 14 mai 2009
Masturbation impériale par femme fatiguée
Crevée et intouchable en ce moment, elle me dit après le repas : viens je vais au moins te sucer.
Elle passe d'abord aux toilettes, je fonce dans la cuisine pour enduire de miel mon pénis et lui en faire la surprise, mais damned, le pot est introuvable. Elle ressort des toilettes avant. Raté pour cette fois. En plus j'adore ce miel, crémeux à souhait, garanti sans fuite.
Elle m'emmène dans la chambre, m'allonge, dénude mon phallus gonflant, enlève ses lunettes mais je garde les miennes et deux oreillers sous la tête pour jouir du spectacle. Elle gobe mes bourses épilées, quel délice. Lèche ma hampe grandissante, et finit par enfourner mon baton doux dans sa bouche, pour des va-et-viens variables. Je réalise que le spectacle est plus excitant psychologiquement que sa manière de faire peu efficace techniquement. Elle s'en rend compte, fatiguant peut-être de la machoire. Se relève, et va chercher le lubrifiant.
S'asseyant à mon flanc, elle asperge généreusement mon phallus et entame une séance de caresses absolument divine, utilisant diaboliquement ses deux mains et dix doigts chauds, glissant voluptueusement sur toute la surface, la brulure du plaisir est intense et m'arrache immédiatement des gémissements et des spasmes. Elle change plusieurs fois le rythme, ses paumes glissant sur l'ensemble de mon gland éclatant, ma hampe gorgée, puis elle finit par une accélération qui m'arrache littéralement la moelle et me laisse pantelant, en sueur et le souffle coupé, complètement vidé par un fabuleux orgasme qui m'a saisi intégralement le corps. Elle continue ses caresses plus doucement, m'arrachant encore des spasmes pendant de longues minutes, j'ai l'impression que tout mon corps et tout mon être sont concentrés entre mes jambes et entre ses mains, dans une fusion inouie du plaisir et du temps. Je sais qu'un tel plaisir me laissera rassasié au moins deux jours, empli de plaisir, le sexe détendu et encore marqué de la mémoire de cet orgasme.
C'est très simple : techniquement, ce plaisir n'a aucun équivalent, aucun vagin, aucune bouche, aucun anus n'est à la hauteur, ni même mes propres mains.
18:16 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, jouissance, orgasme, fellation, masturbation en couple
mercredi, 29 avril 2009
Reconquête des corps amants
Malgré la fatigue des voyages, je bande dès qu'elle se colle à moi. Comme un shoot de nicotine après deux semaines de privation. Ma tête tourne, mon coeur s'emballe, mon nez s'enfonce dans son cou, à la recherche de ses odeurs, ma langue dans sa bouche pour son gout, le sexe en feu et les mains fébriles. C'est pour cela que j'adore les séparations.
En plus j'ai de la ressource, car je n'ai ni couché ailleurs ni même eu le temps de me masturber la dernière semaine. Le déluge est annoncé.
À peine rentrés, elle interrompt ma tentative de rangement pour un coît bref, violent et puissant. Pas de préliminaires, je tente un cunilingus qu'elle écourte pour que je me plante en elle jusqu'aux bourses, à moitié habillés. Son sexe est brulant, étroit, palpitant. J'ai la force, grâce à la fatigue, de ne pas jouir en même temps qu'elle entre ses jambes écartées. Son vagin écrase mon phallus en jouissant. Elle crie. Se retourne. Je me ré-enfonce en elle, reprenant possession de son antre. A-t-elle été voir ailleurs, sa vulve a t elle connu une autre verge en mon absence ? Le mystère est complet et je ne tiens pas à la résoudre, c'est notre accord. Ce doute m'excite et je m'enfonce avec violence jusqu'à la garde, de plus en plus vite, dans son vagin. Accroché à ses hanches, mes coups lui arrachent des cris de plaisirs croissants, elle jouit à nouveau avant d'agiter son doux cul autour de mon phallus jusqu'à ce que je l'inonde. Sa main entre ses jambes pour atteindre mes bourses et les caresser fut le déclencheur. Le clapotis de ma semence débordante accompagna tous ses mouvements pendant l'heure de repos et de bavardages qui suivi.
Rebelotte ce matin avant son départ pour le travail. Elle m'arrache mon pantalon de sport, m'allonge sur le lit, me suce le sexe inerte, engourdi par une nuit si proche et lourde. Sa langue sur mes bourses glabres (si vous avez suivi l'avant post précédant) me réveille enfin les sens et mon phallus grandit dans sa bouche. Elle me dit adorer. Ses lèvres et sa tête s'agitent maintenant, elle me triture les tétons en même temps, je comprends qu'elle veut me sucer jusqu'au bout. Je réussis à l'interrompre pour la pénétrer. D'une part pour qu'elle en profite. D'autre part pour achever de me réveiller et mieux ressentir les caresses.
À quatre pattes sur le lit, pantalon et culotte baissés, elle me tend sa croupe, bave une dernière fois sur mon vît afin de l'enfourner dans son bas-ventre. Sa chaleur se communique en moi, j'alterne lentes pénétrations et accélérations subites et violentes, toujours profondes, qui lui arrachent des gémissements croissants jusqu'à l'orgasme qui agite son corps et étreint violemment mon pénis. Je lutte pour rester dans son vagin qui me chasse de ses spasmes. Puis elle finit à nouveau par me traire en agitant son cul d'une manière si experte. La journée va être bonne.
15:46 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : couple, désir, plaisir, orgasme, faire l'amour, jouir, sucer, fellation
vendredi, 13 mars 2009
missionnaire croustillant
J'admets l'oxymore du titre, tant le missionnaire incarne la position sexuelle la plus conservatrice et ennuyeuse sinon réactionnaire.
Mais la soirée caline commença bien, avec un bain et des attouchements mouillés où une longue et lente fellation de ma chérie faillit abréger la fête tant son visage magnifique, coulissant avec délectation minutieuse autour de mon vît, fut excitant.
Transition rapide vers le lit, à peine quelques caresses avant qu'elle écarte les jambes, me signifiant son impatience et sa préparation. La pénétration fut donc faciale, rapide et aussi facile que lubrifiée. Je m'employais à lui donner du plaisir, lisant les résultats sur son visage. Petite interruption pour mettre des oreillers sous ses fesses, ce qui me permet de m'agenouiller pour jouir de la vue et lui caresser le ventre et l'intérieur des cuisses pendant les va-et-viens. Lentes montées, accélérations, puis rapidement la délivrance pour elle, s'arqueboutant pour mieux jouir et enfoncer mon pieu en elle.
Pour une fois je décide de continuer dans la même position pour jouir en elle. Ses mains aggripent mes tétons et les caressent, mon plaisir monte, inexorable, pour un orgasme aux spasmes d'une rare violence, résonnant dans tous mes os. Elle m'expliqua avoir contracté au maximum les muscles de son vagin pour accroitre mes sensations : la réussite est totale et rare, tant cette position est en général peu propice à mon plaisir. J'ai l'impression d'avoir déversé mon sperme au fond de son utérus.
L'anecdote croustillante de la soirée : alors que je la serrais très fort dans les bras, debouts dans la maison, après nous être relevés du calin, tout mon sperme retomba d'un coup sur le sol, en une immense flaque projetée par la pression de l'embrassade. Fou rire assuré. Ce calin m'a tant dopé que je me suis masturbé deux fois au réveil ce matin.
15:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : faire l'amour, missionnaire, couple, jouissance, orgasme
mardi, 10 mars 2009
Changement d'heure
L'excitation du couple au long court se nourrit de peu. Un simple changement d'heure l'a fait crier de plaisir, scandé par mes propres gémissements.
Il y eut bien le passage à l'heure d'été récemment, mais ce sont surtout nos retours impromptus, en milieu de journée, à la maison, une abstinence de deux jours, qui déclenchèrent notre rapprochement pornographique.
A peine effleurés, elle se jette sur le lit, demande ma langue et la reçoit, vigoureuse, assoifée et de belle manière. Elle fait monter le plaisir sur son pubis et ses lèvres d'une douceur de pêche. Je bande dur, phénomène rare lors d'un cunilingus. Je dévore l'ensemble, frotte mon nez, mes lèvres, mes dents, ma langue, tout y passe et y revient, aspiration, expiration, inspiration, cycle, montée, descente, plusieurs, hurlements, elle me saisit la tête des deux mains, ondule du bassin, m'écrase, me supplie, puis se pâme dans un craquant râle de plaisir féminin.
Je vois bien qu'elle se force un peu vite vers mon pantalon, avant d'être remise. Mon phallus le déforme. Je suis debout en face d'elle, assise sur le lit, défaite et ébouissante de plaisir. Foin de détails cette fois, elle enfourne tout mon pieu et le pompe avec avidité, cette avidité qui fait la réussite d'une pipe mesdames vous-dis-je : tout dans la tête, le reste dans sa bouche. Ce surcroit inatendu de désir pour mon vit m'amène diligentement aux portes du grand valala. Elle le sent et ralenti, pas folle ma bourgeoise.
Elle se lève et se traine, entravée par son pantalon entre les jambes, vers la commode voisine. Elle se penche et prend appui, je vois son visage dans le miroir. Elle me tend son arrière-train rebondi et frétillant. Son sexe est tellement inondé qu'il se passe de ma salive : je me colle à elle, pointe mon arme, et l'embroche derechef, arrachant un cri de plaisir à ses poumons. Une séance de travail m'attend qu'il s'agit de ne point gâcher par un tir précoce. J'évite donc de regarder mon sexe entrer dans son corps, c'est trop dangereux. Heureusement, elle est tellement excitée que sa cyprine atténue les sensations, ce qui me permet de durer. Cycles à nouveau, courts, profonds, lents, rapides, accélérations, décélérations, tout se fait à l'oreille. Je n'ai pas le courage de la mener plus de trois fois au bord avant de resaisir ses hanches pour une accélération frénétique finale la faisant décoler, hurler, s'arquebouter, baver, spasmer pendant une longue, voire deux minutes. Mon objectif à ce moment est de ne point sortir malgré ses contractions et mouvements brusques qui me chassent de son bas-ventre. Rester à tout prix, pour prolonger son orgasme.
Puis vient mon tour. J'arrête de bouger, bassin en avant, et la laisse me masturber avec son vagin, voyant son cul divin s'agiter dans tous les sens, en rythme, autour de ma verge. Ca monte, monte, monte, mes gémissements se font plus rauques, plus forts, clac, extinction de cerveau, voile noir, étoiles, torrent de lave hors de mon sexe, je m'aggripe à ses fesses, cette fois pour ne pas tomber. Je me déverse en elle, à son tour de se concentrer pour me garder dans son antre, faire durer ce massage diabolique jusqu'à ma dernière goutte. J'adore les changements d'heure.
23:41 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : couple, faire l'amour, jouir, orgasme, levrette, debouts, changement d'heure
jeudi, 05 mars 2009
une nouvelle femme
Trois jours d'abstinence et déjà l'impression de nouveaux corps quand nous nous retrouvons enfin, avec l'excitation des jeunes amours.
Pourtant rien d'extraordinaire : calin sous les draps, le soir, lumières éteintes, avant de dormir. C'est à la première caresse que le manque se réveille. Elle happe voracement mes tétons, ma hampe. Je caresse ses jambes, ses fesses rebondies, son sexe doux, déjà son corps palpite, se cambre, gémit, souffle et jouit de mes doigts. Je la retourne pour entrer en elle en cuillère. Elle m'aide à introduire mon phallus qui lentement progresse jusqu'au fond de son bas-ventre. Je m'immobilise enfin, au fond de l'antre. Je me prépare à des aller-retours, mais elle se laisse retomber sur le ventre pour relever son arrière-train, préférant une levrette endiablée. Je l'amène trois fois au bord de l'orgasme avant de redescendre d'un degré à chaque fois, du grand art, tout à l'oreille. Une main sur sa hanche, l'autre sur sa clavicule, telle une poignée de moto chaude, lubrifiée et vibrante. J'ai l'impression de contrôler complètement la pénétration, le grand tube de chair autour de mon vit, telle une machine. En haut de la quatrième montée, alors que je ralentis et lui laisse croire que je vais à nouveau redescendre, j'accélère subitement, agrippant son corps pour une accélération soudaine et finale qui la fait hurler, se cabrer, se contracter, jusqu'à retomber lourdement sur le ventre, domptée.
Magnanime, elle relève pourtant sa poupe pour prodiguer son fameux massage vaginal à mon phallus, faisant tournoyer ses fesses en un maelstrom infernal autour de mon gland. Plongeant une main entre ses jambes, elle atteint mes bourses, les caressant, alternant malaxage et gratouillage, me faisant suffoquer jusqu'à une longue explosion de lave blanche en fusion, suivie de plusieurs répliques, au fond de son sexe. Je m'écroule et m'endort immédiatement.
19:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : couple, faire l'amour, jouir, orgasme, levrette
mardi, 24 février 2009
Retour de manivelle
Après plusieurs semaines classiques, trop classiques, je commence à me lasser de nos calins. C'est souvent comme cela notre vie sexuelle, creux succédant aux sommets. Je le prends avec philosophie, mais tout de même j'appréhende souvent les calins du moment à cause de leur pauvreté.
Sauf le dernier de ce week-end, un petit décalage, un petit changement, elle couchée sur le lit, sur le côté, et moi debout à côté du lit, la pilonnant avec une vue parfaite sur cette pénétration latérale, son beau sexe nu et doux, le mien coulissant et luisant de son envie. Après avoir joui deux fois, elle se reprend et tend le bras vers mon téton pour augmenter ma jouissance. Je reprends alors lentement les mouvements, pour un orgasme exceptionnellement violent dans cette position. Il provoque dans ce cas, en même temps qu'une décharge électrique forte entre mon gland et mon périnée, comme un coup au sternum me faisant suffoquer et courber l'échine, une, deux secondes au plus, mais d'une force incroyable, court-circuitant mon cerveau. J'ai regretté de ne pas jouir hors de son bas-ventre pour voir la puissance de mon éjaculation.
Je tenais surtout à conter son massage d'hier soir, après le dîner où nous nous racontâmes notre journée. Bien fatigués par la reprise et par un stress majeur pour moi. Je m'affalais dans le fauteuil du salon après la vaisselle, et je compris immédiatement son intention lorsqu'elle alla éteindre les lampes pour créer une obscurité garante d'intimité. Me demandant à quelle sauce j'allais être mangé, je ne tardais pas à être informé.
Elle s'agenouilla entre mes cuisses écartées, fit jaillir mon sexe, lui administra une première bordée de caresses douces, d'autant plus bienvenues qu'elle avait les mains chaudes, ce qui est rare. Je fermais les yeux et laissais courir mon imagination érotisée par ses caresses. Une amie ? une autre ? une masseuse professionnelle ? le choix est vaste. Pause et reprise intense, ses mains glissent maintenant sur l'ensemble de mon phallus en feu. Elle avait pris dans la chambre la capsule de lubrifiant, utilisé avec générosité et expertise. À nouveaux des pauses, comme autant de supplices. Reprises de la masturbation, comme autant de délivrances. J'ai l'impression que mon sexe est entrepris par trois bouches. Elle passe ses paumes sur toute la surface de mon gland. Peu à peu, à l'écoute de ma respiration, elle trouve un rythme, s'y tient, accélérant subrebticement. Luttant aussi contre la fatigue, je vais chercher l'énergie de l'orgasme aux tréfonds de mon organisme, je la trouve, et jambes tendues et tremblantes, corps fébrile, je jouis abondemment dans ses mains. Elle continue de me caresser doucement, comme j'aime tant, les mains lubrifiées par mon sperme qu'elle étale partout. Ce repos dure de longues minutes exquises, une plateau de plaisir sans fin pour un aterrissage jouissif. En me penchant pour l'embrasser, je sens les effluves de mon sperme dans l'air. Elle m'interdit de la toucher ce soir, préférant sa situation de créditrice d'un avoir érotique futur et certain.
20:30 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, couple, orgasme, jouissance, sperme
vendredi, 23 janvier 2009
L'intimité du rictus orgasmique
Agnès Giard dans son ouvrage sur la sexualité nippone montre l'importance conférée au visage dans l'univers érotique japonais. La signification de l'expression du plaisir sur le visage y est amplifiée par le règne de l'empire sur soi, le culte de l'impavidité du visage, de la maitrise de l'expression des émotions.
C'est peut-être une cause analogue qui explique mon fantasme, devenu plus qu'une habitude, un réflexe, d'imaginer le visage des filles qui m'attirent ou que je ne fais que croiser, amies, connaissances ou inconnues, au moment de la jouissance, ravagé par les contractions du plaisir. Sublime subversion que de me représenter les rougeurs, les contractions, les halètements, leurs rictus, leurs soupirs, gémissements, yeux renversés, les plissures du front, toutes veines sorties, machoires crispées, lèvres retroussées au moment de leur abandon total.
L'excitation mentale est d'autant plus forte si je croise ces filles dans des contextes formels où la retenue absolue s'impose. Il leur faut alors composer une façade impassible et sérieuse. La subversion de mon fantasme prend alors tout son sens et toute sa force, projetant ces inconnues dans un univers privé et intense, supprimant la distance qui nous sépare, me projetant au lieu le plus secret de leur intimité : leur visage au moment intense et fugitif de la jouissance. Quel fabuleux cadeau de partager cet éclair avec un être humain. Ou bien de l'imaginer lorsque ce don est impossible.
Et plus ce don est impossible et ces filles inaccessibles et lointaines, plus le fantasme est savoureux, possible, systématique de ma part. Hommage à la belle inconnue de Brassens.
20:40 Publié dans Fantasmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rictus, contractions, orgasme, jouissance, visage, intimité
jeudi, 22 janvier 2009
Nuances onanistes
La relecture du post précédent m'amène aux nuances et précisions suivantes concernant la masturbation.
Plus le plaisir monte et tend vers l'orgasme, plus on perd la motricité fine que nécessitent les caresses stratégiques. Et donc, paradoxalement, plus on perd la capacité de s'auto-administrer du plaisir. Je reviens ici à l'impossibilité de bien jouir en se concentrant totalement sur le plaisir reçu, si l'on doit en même temps s'occuper de donner du plaisir à soi-même ou à un(e) autre.
Bref, mes plus beaux, violents, inoubliables orgasmes sont le fruit d'une relation, jamais de masturbation solitaire. C'est purement physique, mécanique, logique. À condition de connaitre l'état d'abandon que nécessite un orgasme cosmique, ce qui n'est pas donné à beaucoup d'hommes, prisonniers de siècles de machisme. Ce sont encore les zomos qui ont contribué à casser ce mur et élargir la gamme du plaisir masculin.
Plus précisemment encore, c'est la poursuite voire l'accélération de caresses appuyées sur le gland et autres zones érogènes pendant l'orgasme et les secondes qui le suivent, qui déterminent sa qualité et son intensité (toutes choses égales par ailleurs, psychologiquement, physiquement, etc...). La question du timing, de la continuité, de l'absence d'interruption. Il faut pour cela bien se connaitre et que le partenaire me connaisse bien.
Pour palier à la perte de précision induite par la montée du plaisir, j'ai trouvé un moyen artisanal : la chaussette, si possible en laine. Outre laisser un champ de bataille propre, elle permet malgré des gestes erratiques de maintenir des caresses appuyées sur l'ensemble de la surface du gland, frein, couronne. Avec cela, on approche de la qualité orgasmique de couple, sans toutefois l'atteindre. Car arrive fatalement le moment où le cerveau ne peut plus commander la main, et l'orgasme emporte ainsi dans son cyclone les moyens de le démultiplier, en obligeant la main à s'arrêter, là où ma chérie me mène au bord de l'évanouissement, à la perte de contrôle vertigineuse.
J'ai aussi pris l'habitude, lorsque démuni de chaussette, d'avaler ma semence afin d'épargner les draps ou les fauteuils. Comme je fais du sport et que j'ai un bon régime alimentaire, elle est douce et presque sucrée.
22:34 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, couple, seul, onanisme, jouissance, orgasme, plaisir
mercredi, 21 janvier 2009
Masturbations
Alors la masturbation.
Vaste sujet. Ce qui m'intéresse, au delà du plaisir et des techniques, est son initiative et son cheminement. Je parle bien ici seulement de la masturbation solitaire, pas en couple, c'est une autre histoire.
On est loin, très loin ici de la signification univoque. La pluralité règne.
1/ Par frustration, après une trop longue période d'abstinence de relation sexuelle. Peu souvent mais ça arrive.
2/ Par pulsion, besoin d'évacuer des tensions. Très bon le soir, un excellent somnifère. Parfois suite à la vision d'images et vidéos brulantes sur la Toile, j'ai horreur du porno industriel, j'adore les exhibitions amateurs et maladroites, où l'effet de réel est magnifique, les suggestions excitantes.
3/ Par volonté de reprendre la maitrise de mon corps, lorsque nous étreintes de couple sont nombreuses ; c'est une manière pour moi de me réapproprier mon plaisir, mon sexe, mon intimité. Ce cas de figure domine largement mes séances solitaires.
4/ Enfin, par véritable épicurisme, exploration volontaire et planifiée de mon plaisir, usage de sextoys, longues séances voluptueuses qui renvoient à l'âge des cavernes l'équation orgasme masculin=éjaculation=deux minutes.
Surtout ce qui m'intrigue est la progression fantasmatique de mes séances. Depuis l'adolescence, je n'ai jamais eu recours à des supports visuels, photographiques, vidéo, audio, imaginaires pour m'exciter et me masturber. Rien. J'ai appris à me concentrer sur mon seul plaisir, la seule vision de ma main sur mon phallus. Je n'ai jamais compris ce besoin chez beaucoup de salir des pages de revues miteuses.
Peu à peu, récemment, je me suis mis à mobiliser des images mentales en me caressant. Depuis quelques années seulement, alors que déjà en couple stable. Ceci explique peut-être cela, le besoin d'imaginer un autre monde de plaisirs, en contrepoint d'une vie sexuelle désormais ''posée". Donc fantasmes, images, avec d'autres partenaires, des filles croisées, des amies, des amies d'amies, permettant toutes les manipulations fantasmatiques et qui enrichissent considérablement mes séances d'onanisme.
17:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : onanisme, masturbation, plaisir, orgasme, fantasme, frustration, maitrise

