samedi, 23 mai 2009

Avant-gout sexuel des chaleurs estivales

Heureusement le calin d'hier m'a rassuré. Il suffit en effet d'une seule étreinte "moyenne" pour que je doute. Homme de peu de foi direz vous : c'est mon caractère scientiste et insécure répondrais-je ; et donc vigilant. Ceci me conforte cependant dans la distinction entre orgasme, jouissance et éjaculation.

Hier soir fut donc mieux, bien mieux. Quand bien même n'eus-je résisté à l'appel d'un plaisir solitaire dans l'après-midi, le fait de ne pas aller au sport ensuite a permis au désir et à l'érection d'être brulants juste après dîner, alors que la chaleur caniculaire n'était pas encore retombée, me rappelant notre rencontre sous d'autres latitudes, et ses étreintes sauvages.

Bref, la nudité sans complexes permise par la température dopa nos désirs respectifs, en plus de ses hormones sauvages de chatte en chaleur. Encore une gâterie pour elle, je ne me lasse pas de dévorer son sexe. Puis, assise et moi à genoux en face d'elle, elle me branla tout en me suçant longuement les tétons. Avant que je n'explose, elle se remit sur le dos en m'attirant sur elle pour une pénétration douce et profonde, j'adore ce moment suspendu de progression en elle alors qu'elle tremble, immobile et envahie lentement par mon phallus.

Puis accélérations, ralentissements, tournants et lignes droites, freinages brusques et redécollages brutaux suivirent jusqu'à nos orgasmes simultanés, alors qu'elle me torturait les tétons de ses doigts tenaces. Suite à une demande de ma part, elle continua ses caresses sur mes tétons, évitant la frustration d'une jouissance trop vite arrêtée.

Plus tard, alors que je la serrai fortement dans mes bras dans la cuisine, une grosse flaque de ma semence retomba sur nos pieds, déclenchant nos rires innocents.

mercredi, 20 mai 2009

Les fluides sexuels ne sont pas sales

Même enchainement hier soir mais j'ai joui dans ses mains après. Pour une fois elle a d'abord joui par pénétration avant de jouir par ma langue. Le cunilingus post-orgasme est alors d'une administration très délicate.

En ce moment elle a peur des cystites et m'empêche d'étaler sa cyprine sur sa vulve, alors que j'adore tartiner nos fluides et jouer avec. Cela me frustre énormément.

Peut-être en réaction à une éducation stricte, je vais assez loin dans les jeux de fluides sexuels, je suis très demandeur, j'investis ce domaine d'une lutte contre les dogmes. J'y place des affects aussi, ceux d'une acceptation totale de l'autre.

C'est pour cela que les cris d'orfraie m'horripilent dès qu'il est question de sperme, de salive, de cyprine, de sang. Le soit-disant problème (sinon drame) du sperme qui ressort du vagin est à cet égard le summum de l'anti-sexualité, du tue-l'amour, du refus d'accepter notre incarnation dans toute sa crudité. J'hallucine de devoir parfois arguer que ces fluides ne sont pas des excréments (et alors d'ailleurs ? il y a bien des adultes consentants adeptes de la scatophilie : pas mon truc mais je ne juge pas).

Bref, des lignes entières de forums tournent autour des stratégies qu'il faudrait mettre en place pour éviter que le sperme ne coule car madame (le plus souvent) trouve cela dégoutant sur elle et sur les draps ! Ha le grand drame du linge souillé ! Comme s'il n'était pas voué à s'imbiber de nos fluides, odeurs, sueurs. Alors chacun y va de ses conseils et astuces, le sopalin à côté, la serviette entre les jambes (alors que la bouche du monsieur ferait mieux encore le ménage), la course aux toilettes, bref tout un ensemble de techniques qui occultent le résultat du plaisir. Le pire est que souvent les hommes participent de cette course hygiéniste et sont dégoutés par leur sperme, vite désinfectons nous, stérilisons, purifions cette souillure ! Que penser encore de la honte des femmes fontaines ?! Non vraiment je ne suis pas de ce monde contradictoire qui enseigne le dégout de soi tout en imposant la jouissance de soi.

 

mercredi, 29 avril 2009

Reconquête des corps amants

Malgré la fatigue des voyages, je bande dès qu'elle se colle à moi. Comme un shoot de nicotine après deux semaines de privation. Ma tête tourne, mon coeur s'emballe, mon nez s'enfonce dans son cou, à la recherche de ses odeurs, ma langue dans sa bouche pour son gout, le sexe en feu et les mains fébriles. C'est pour cela que j'adore les séparations.

En plus j'ai de la ressource, car je n'ai ni couché ailleurs ni même eu le temps de me masturber la dernière semaine. Le déluge est annoncé.

À peine rentrés, elle interrompt ma tentative de rangement pour un coît bref, violent et puissant. Pas de préliminaires, je tente un cunilingus qu'elle écourte pour que je me plante en elle jusqu'aux bourses, à moitié habillés. Son sexe est brulant, étroit, palpitant. J'ai la force, grâce à la fatigue, de ne pas jouir en même temps qu'elle entre ses jambes écartées. Son vagin écrase mon phallus en jouissant. Elle crie. Se retourne. Je me ré-enfonce en elle, reprenant possession de son antre. A-t-elle été voir ailleurs, sa vulve a t elle connu une autre verge en mon absence ? Le mystère est complet et je ne tiens pas à la résoudre, c'est notre accord. Ce doute m'excite et je m'enfonce avec violence jusqu'à la garde, de plus en plus vite, dans son vagin. Accroché à ses hanches, mes coups lui arrachent des cris de plaisirs croissants, elle jouit à nouveau avant d'agiter son doux cul autour de mon phallus jusqu'à ce que je l'inonde. Sa main entre ses jambes pour atteindre mes bourses et les caresser fut le déclencheur. Le clapotis de ma semence débordante accompagna tous ses mouvements pendant l'heure de repos et de bavardages qui suivi.

Rebelotte ce matin avant son départ pour le travail. Elle m'arrache mon pantalon de sport, m'allonge sur le lit, me suce le sexe inerte, engourdi par une nuit si proche et lourde. Sa langue sur mes bourses glabres (si vous avez suivi l'avant post précédant) me réveille enfin les sens et mon phallus grandit dans sa bouche. Elle me dit adorer. Ses lèvres et sa tête s'agitent maintenant, elle me triture les tétons en même temps, je comprends qu'elle veut me sucer jusqu'au bout. Je réussis à l'interrompre pour la pénétrer. D'une part pour qu'elle en profite. D'autre part pour achever de me réveiller et mieux ressentir les caresses.

À quatre pattes sur le lit, pantalon et culotte baissés, elle me tend sa croupe, bave une dernière fois sur mon vît afin de l'enfourner dans son bas-ventre. Sa chaleur se communique en moi, j'alterne lentes pénétrations et accélérations subites et violentes, toujours profondes, qui lui arrachent des gémissements croissants jusqu'à l'orgasme qui agite son corps et étreint violemment mon pénis. Je lutte pour rester dans son vagin qui me chasse de ses spasmes. Puis elle finit à nouveau par me traire en agitant son cul d'une manière si experte. La journée va être bonne.

dimanche, 26 avril 2009

Équipement sexuel

Nouvelles surprises que ma chérie recevra par poste, à son nom, en mon absence, peut-être pour me déculpabiliser de la laisser seule, sûrement pour compenser par le fantasme ma frustration actuelle. Bien que théoriquement libre, je n'ai pas été voir ailleurs.

La montée en puissance matérielle est indéniable. Bref, elle va recevoir un long et mignon chapelet anal ; un superbe sextoy Elise de Lelo, la dernière Rolls du genre, trop chic, trop beau, trop puissant ; deux masques véniciens. Avec mon épilation toute fraiche, intenses moments en perspective pour honorer ce printemps.

À très bientôt donc, pour de nouveaux récits brûlants, j'espère.

 

jeudi, 22 janvier 2009

Nuances onanistes

La relecture du post précédent m'amène aux nuances et précisions suivantes concernant la masturbation.

Plus le plaisir monte et tend vers l'orgasme, plus on perd la motricité fine que nécessitent les caresses stratégiques. Et donc, paradoxalement, plus on perd la capacité de s'auto-administrer du plaisir. Je reviens ici à l'impossibilité de bien jouir en se concentrant totalement sur le plaisir reçu, si l'on doit en même temps s'occuper de donner du plaisir à soi-même ou à un(e) autre.

Bref, mes plus beaux, violents, inoubliables orgasmes sont le fruit d'une relation, jamais de masturbation solitaire. C'est purement physique, mécanique, logique. À condition de connaitre l'état d'abandon que nécessite un orgasme cosmique, ce qui n'est pas donné à beaucoup d'hommes, prisonniers de siècles de machisme. Ce sont encore les zomos qui ont contribué à casser ce mur et élargir la gamme du plaisir masculin.

Plus précisemment encore, c'est la poursuite voire l'accélération de caresses appuyées sur le gland et autres zones érogènes pendant l'orgasme et les secondes qui le suivent, qui déterminent sa qualité et son intensité (toutes choses égales par ailleurs, psychologiquement, physiquement, etc...). La question du timing, de la continuité, de l'absence d'interruption. Il faut pour cela bien se connaitre et que le partenaire me connaisse bien.

Pour palier à la perte de précision induite par la montée du plaisir, j'ai trouvé un moyen artisanal : la chaussette, si possible en laine. Outre laisser un champ de bataille propre, elle permet malgré des gestes erratiques de maintenir des caresses appuyées sur l'ensemble de la surface du gland, frein, couronne. Avec cela, on approche de la qualité orgasmique de couple, sans toutefois l'atteindre. Car arrive fatalement le moment où le cerveau ne peut plus commander la main, et l'orgasme emporte ainsi dans son cyclone les moyens de le démultiplier, en obligeant la main à s'arrêter, là où ma chérie me mène au bord de l'évanouissement, à la perte de contrôle vertigineuse.

J'ai aussi pris l'habitude, lorsque démuni de chaussette, d'avaler ma semence afin d'épargner les draps ou les fauteuils. Comme je fais du sport et que j'ai un bon régime alimentaire, elle est douce et presque sucrée.

mercredi, 21 janvier 2009

Masturbations

Alors la masturbation.

Vaste sujet. Ce qui m'intéresse, au delà du plaisir et des techniques, est son initiative et son cheminement. Je parle bien ici seulement de la masturbation solitaire, pas en couple, c'est une autre histoire.

On est loin, très loin ici de la signification univoque. La pluralité règne.

1/ Par frustration, après une trop longue période d'abstinence de relation sexuelle. Peu souvent mais ça arrive.

2/ Par pulsion, besoin d'évacuer des tensions. Très bon le soir, un excellent somnifère. Parfois suite à la vision d'images et vidéos brulantes sur la Toile, j'ai horreur du porno industriel, j'adore les exhibitions amateurs et maladroites, où l'effet de réel est magnifique, les suggestions excitantes.

3/ Par volonté de reprendre la maitrise de mon corps, lorsque nous étreintes de couple sont nombreuses ; c'est une manière pour moi de me réapproprier mon plaisir, mon sexe, mon intimité. Ce cas de figure domine largement mes séances solitaires.

4/ Enfin, par véritable épicurisme, exploration volontaire et planifiée de mon plaisir, usage de sextoys, longues séances voluptueuses qui renvoient à l'âge des cavernes l'équation orgasme masculin=éjaculation=deux minutes.

Surtout ce qui m'intrigue est la progression fantasmatique de mes séances. Depuis l'adolescence, je n'ai jamais eu recours à des supports visuels, photographiques, vidéo, audio, imaginaires pour m'exciter et me masturber. Rien. J'ai appris à me concentrer sur mon seul plaisir, la seule vision de ma main sur mon phallus. Je n'ai jamais compris ce besoin chez beaucoup de salir des pages de revues miteuses.

Peu à peu, récemment, je me suis mis à mobiliser des images mentales en me caressant. Depuis quelques années seulement, alors que déjà en couple stable. Ceci explique peut-être cela, le besoin d'imaginer un autre monde de plaisirs, en contrepoint d'une vie sexuelle désormais ''posée". Donc fantasmes, images, avec d'autres partenaires, des filles croisées, des amies, des amies d'amies, permettant toutes les manipulations fantasmatiques et qui enrichissent considérablement mes séances d'onanisme.

samedi, 17 janvier 2009

week-end détente

Le week-end a bien commencé. Elle m'attendait vendredi soir à la maison dans le noir, alors que je venais du travail pour l'emmener au restaurant. J'ai vite compris le but du complot, elle m'a fait m'asseoir et mon sexe à peine gonflé atterit dans sa bouche fraiche. Je la soupçonne d'avoir intentionnellement sucé une menthe fraiche avant de sucer mon gland, afin de multiplier les sensations.

Nous avions eu précédemment une petite mise au point technique et cette fois ci sa fellation fut diabolique. Juste une histoire de coordination mains-bouche, aujourd'hui au point. N'y tenant plus, elle se relève, se penche sur la table, baisse ses dessous et se cambre.

Je m'accroupis pour laper son sexe déjà trempé. Rassuré par l'accueil, je la pénètre et la besogne soigneusement, calmement, multipliant les angles et les vitesses jusqu'à ses soupirs et contractions saccadés. Elle prend alors le relais pour me faire jouir en agitant son postérieur dans tous les sens. Orgasme violent de ma part. La soirée s'annonce détendue.

mardi, 16 décembre 2008

Sang et sueur

Dimanche dernier j'ai voulu voir les choses en grand pour une sieste crapuleuse digne des pires pornographies. J'ai innocemment monté le chauffage à 23 degrés, pour un RDV coquin au lit avec ma chérie, après la vaisselle. Nous voilà tout deux corps contre corps, haletants, deux de mes doigts enfoncés dans son ventre, s'agitant, faisant monter son plaisir jusqu'à l'inéluctable. Làs, hélas, à trois secondes de  sa chute orgasmique une crampe me paralyse la main, que je dois remonter et que je découvre couverte du sang de ses règles, plus longues que prévu. Et là c'est la crise. Pas continuer. Sale. Draps blancs. Toussa. Nettoyer. Salle-de-bain. Gningnin.

J'oscille quelques secondes entre découragement total et abandon, ou bien reprise des réjouissances réfugiés dans la salle-de-bain. J'hésite vraiment car elle un un problème avec mes initiatives et cela me mets en colère. Je trouve inéquitable le fait de toujours acquiescer à ses sollicitations alors qu'elle conditionne et temporise toujours les miennes. On entre là dans l'économie émotionnelle de l'initiative sexuelle, toute une histoire... où l'inconscient joue une grande part. Bref, je remets celà à un autre moment et, bourses pleines, préfère continuer notre calin dans la baignoire.

Mais avant et pour me venger, je m'agenouille devant le miroir de la salle-de-bain et la force à recevoir debout un cunilingus agressif qui la fait suffoquer et ployer. Je me relève précipitamment pour la cueillir dans mes bras tant son orgasme fut violent.

Puis nous passons dans la baignoire au rythme de l'eau chaude coulant, bercés de vapeur. Elle se tourne pour me présenter sa belle croupe mais non, trop tôt. Je préfère coller son dos au mur, lui torturer le bourgeon, avaler ses tétons, souffler dans son cou, lui faire perdre son souffle. Elle finit par se reprendre, se pencher pour me sucer un téton tout en me masturbant. Je lui reprends mon sexe des mains pour contrôler le rythme des caresses pendant qu'elle me lêche les tétons. Et je finis par m'éloigner d'elle en lui ordonnant de se masturber pendant que je fais de même, face à elle. Elle se mène à l'orgasme, le visage rouge et contracté dans un rictus de plaisir impressionnant, tout le corps tendu. Je réussis à ne pas jouir pour enfin la retourner et la pencher vers l'avant, l'embrochant avec une facilité dégoulinante. Elle accueille mon phallus d'un petit cri, comme une délivrance, sur le point de rejouir à nouveau.

Je réussis alors à la mener à un dernier orgasme sans jouir moi-même, de manière à ce qu'elle s'occupe de moi plus complètement, sans que je sois moi même distrait par une autre tâche. Je vois les muscles de son dos tressaillir, sa colonne vertebrale se redresser au rythme des spasmes de plaisir, son vagin se contractant régulièrement sur mon pénis, le repoussant hors de sa vulve. Je dois lutter pour rester dans son antre.

Après quelques instants de repos, elle sort sa botte magique : je ne bouge plus et reste debout ; elle, toujours en levrette, ondule d'avant en arrière, de bas en haut, de gauche à droite son bassin et son sexe autour du mien, imprimant un massage diabolique en trois dimensions à mon gland. J'essaie de me retenir mais cette vue pornographique et ces sensations m'arrachent un gémissement tripal et de longs jets de sperme brulant, les ondes de choc résonnent dans ma moelle et mon cerveau, me faisant suffoquer. Comble du plaisir : elle continue ses mouvements pendant et après mon orgasme, me pompant littéralement les boyaux, aspirant mes derniers sucs, genoux tremblants, gémissant, reconnaissant.

mardi, 18 novembre 2008

Complicité pénétrante

Ce que j'aime beaucoup dans cette scène (http://storage.canalblog.com/46/60/433818/30458261.jpg) c'est le visage de cette fille, exprimant la joie et le plaisir, c'est-à-dire une jouissance décomplexée offerte à son partenaire dans une obsénité naturelle craquante. Lui de son côté tend le cou pour atteindre un téton et augmenter le plaisir de sa partenaire, avec le regard scrutateur et sauvage du jouisseur. L'acte semble naturel, non feint, attirant. J'ai finalement remplacé la photo par le lien, car son caractère explicite contourne trop le pouvoir des mots qui me tient à coeur et à corps.

Puis-je me brosser les dents avec ton sperme ?

C'est l'insidieuse question qui déclencha une excitation et une jouissance si grandes qu'elles me décidèrent à reprendre le fil de ce blog. Pardonnez chers lecteurs ce silence qui n'en fut pas moins riche, y compris sexuellement. De grands changements personnels et professionnels, une grande réussite longtemps attendue, des milliers de kilomètres séparent cette note de la précédente. Que les romantiques se rassurent : toujours avec la même épouse.

Mais je m'égare. Venons-en à l'essentiel, cette question posée par ma tendre et chère hier soir dans la salle de bain, alors que nous nous préparions à sortir, que je me brossais les dents et qu'elle se préparait à le faire. Elle m'avait bien promis une fellation, en ce premier jour de cycle qui lui coupait l'envie d'une étreinte. Mais cette manière de passer à l'action est une grande première, d'autant plus remarquable qu'elle est peu à l'aise avec les mots du sexe et avec le sperme. Double transgression donc, par rapport à notre routine sexuelle. Coup à l'estomac pour moi, oreilles qui sifflent, jambes qui flageolent. Je m'entend vaguement aquisecer à travers le brouillard de l'excitation. Je vois nettement son beau visage de profil dans la grande vitre, mais pas le mien, comme si elle suçait un inconnu. C'est aussi la première fois que je la vois sous cet angle. Lentement, voluptueusement, avec toute l'expérience du monde, avec la science intime de mon phallus et de mon plaisir : elle sait bien où insister, comment, qu'il est vain d'aller vite, que la hampe est bien moins sensible que le gland, que ce sont ses lèvres qui me procurent le plus de plaisir lorsqu'elles se referment sur ma couronne, qu'elles glissent sur elle, sur le frein, le gland, dans une douceur sadique. Tout le contraire du porno, de la vélléité juvénile brouillonne. Plus exactement, c'est la lente insistance sur le couronne, le gland, le frein et le méat, successivement par ses lèvres, ses dents caressantes, son palais, qui m'envoient des décharges dans les reins.

J'ai dû jouir en trois minutes, sans qu'elle accélère, sous le seul effet de ses mots, de sa bouche, de cette nouvelle vue inédite sur son profil fellationnant. J'ai vu mon sexe grossir encore, rougir, sa main droite caressant mes bourses, sa gauche grattant insupportablement mon téton. La puissance de l'orgasme me submergea comme rarement, me coupa littéralement le souffle dans un cri, me forçant à me pencher en avant, mes genoux pliant sous l'impact du plaisir. Je n'ai pas compté les jets ni les spasmes, je sais qu'ils furent plus nombreux que bien souvent. Je me rappelle aussi de la longue durée brulante de chaque jet sur son palais et sa langue. Je vois les flots de sperme s'échapper de sa bouche pour agrandir une flaque inouie sur le carrelage. Enfin je sens sa bouche dans la mienne, au gout d'amour, comme promis car ma seule réponse à son initiale question fut ''seulement si tu m'embrasses après''.

Un tel plaisir, un tel parfum de découverte buccale fiévreuse, me renvoient invariablement à l'adolescence où je découvris le plaisir du sexe par la générosité orale de mes jeunes hotes. Un souvenir ineffaçable, tout comme cette fellation d'hier.

 

 

 

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