jeudi, 19 mars 2009
Grandes étapes de la domination sexuelle
Stade 0, première partie de la Guerre du feu : je t'assomme et me masturbe avec tes orifices.
Stade 0.1, fin de la Guerre du feu : je me masturbe dans tes orifices en t'arrachant un gémissement tenant lieu de consentement.
Stade 1 : Ton consentement est total, je me fiche de tes sensations, tu te fiches de tes sensations.
Stade 1.1 : La psychanalyse invente l'hystérie, le désir féminin nait socialement, tu commences à réclamer mais c'est mal.
Stade 2. Ton désir et ton plaisir sont légitimes mais seulement procurés par la performance du mâle : « Alors, heureuse ? ». Tu restes un objet qui doit séduire par son apparence et qui gagne le droit de refuser.
Stade 3. Tu as le droit de te masturber, de connaître ton corps, ta sexualité se génitalise. Tu choisis tes partenaires d'une manière proactive. Tu demandes aussi : « alors, heureux ? ».
Stade 4. Parfois tu es aussi conne qu'eux jadis, tu les instrumentalises, les jettes comme des mouchoirs. Moi je m'ouvre sexuellement, apprends l'érotisme, les degrés sans fin du plaisir masculin et de l'orgasme. Ma prostate s'enflamme, mes tétons aussi, je crie de plaisir, m'évanouis parfois.
Stade 5. Qui sait ?
19:08 Publié dans théorie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : domination masculine, domination sexuelle, désir féminin, plaisir féminin, masturbation
mercredi, 18 mars 2009
Dialectiques des possessions
Vendre ou donner son corps, son coeur, son temps.
Ces expressions m'interpellent.
Tout d'abord cette idée du don, conférant une posture avantageuse à l'émetteur : sur le plan moral car sa générosité est valorisée ; sur le plan du pouvoir car il oblige le récepteur tant il est souvent plus facile de donner que de recevoir. Cette rhétorique du don occulte la réciprocité.
Je te donne mon temps, comme s'il n'y avait pas échange, comme si les termes de cette relation étaient inégaux, comme si toi-même ne donnait pas ton temps dans le même moment que je te donne le mien, comme s'il n'y avait pas, tout simplement, une réciprocité absolue et logique de don/contre-don, émission-réception, lors d'un rendez-vous par exemple.
Si tu me donnes ton corps, je perçois à nouveau l'absence de réciprocité dans cet énoncé, qui m'oblige et me transforme en preneur de ton corps. Surtout, cela transforme ton corps en monnaie, occultant ta capacité et ta volonté d'en jouir activement. Rhétorique d'un autre espace-temps, celui de la femme soumise et pure. Vision douloureuse d'une pureté frigide où le plaisir féminin n'est pas, où le corps féminin n'est qu'un objet prêté à l'homme, parfois pris de force. Dans cette tragique passivité, l'homme galant est obligé et doit remercier la généreuse pour un prêt dont elle n'est sensée avoir tiré aucun plaisir. Stade raffiné d'une domination masculine que la femme prend partiellement en charge en consolidant cette asymétrie du plaisir. Neud central du film ''la saison des hommes'' et point nodal de l'égalité des genres : l'interdit du désir et du plaisir féminins, opposés aux ''besoins naturels'' d'un homme que la femme devrait combler.
La vente monétise. Stade avancé de la réification. Mais garantie de relation écourtée, car le paiement monétaire canalise et met fin à l'obligation, et donc au lien. Étrange est cette occultation du sujet principal, le sexe, dans l'expression ''vendre son corps'', socialement péjorative. Comme si mettre à disposition d'un employeur son temps, son énergie, son cerveau, son corps, contre paiement, pendant la majeure partie de sa vie, n'était pas vendre son corps. Encore certaines entreprises, au moyen du téléphone portable, d'internet, de l'ordinateur portable, des week-ends d'intégration, des invitations insistantes à la famille, des open-spaces, demandent-elles une disponibilité intime de soi, exigeant de celui qui vend son corps à faire corps, contre rémunération, avec l'institution.
On peut donc vendre tout son corps, son temps, son énergie, sa créativité, son éthique à celui qui paie. Mais on ne peut pas ''vendre son corps'', c'est à dire son sexe. L'organe sexuel serait alors plus intime, important, sacré, tabou, que le cerveau et le reste du corps. L'histoire, en tant que science, et l'anthropologie surtout, sont alors nécessaires pour expliquer ces croyances, qui, par définitions, défient toute logique rationnelle.Merci à Marcella Iacub dont je ne partage pas toutes les conclusions, mais bon nombre de questions.
18:04 Publié dans théorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : égalité, domination, domination masculine, capitalisme, salariat, prostitution, désir féminin, plaisir féminin
lundi, 28 mai 2007
Jouir naturellement
Comme remarquait Une femme libre, ma chérie a la chance de jouir sans peine. Elle a un rapport naturel au sexe, venant d'une éducation sans tabous religieux ou autres. Pas obsédée ou insatiable. Ni sur-investissement ni sous-investissement de la sexualité ; juste une vision naturelle, normale d'une activité humaine parmi d'autres. Faire l'amour et jouir comme on respire. Je ne sais pas si elle se rend compte qu'elle a statistiquement beaucoup de chance, et moi aussi par ricochet.
Une petite minute de léchage ou caresse d'un seul de ses tétons (pendant la bonne période de son cycle), une minute sur son clitoris, pas beaucoup plus dans son sexe, ou bien même seulement dans son anus : à tout les coups, l'orgasme jaillit. Elle peut parfois jouir lors de la première seconde de pénétration, lorsque j'envahis son bas-ventre. Elle manque jouir parfois lorsque je l'embrasse dans le cou. Chaque calin lui donne ainsi plusieurs orgasmes, au moins deux systématiquement. Il parait que pour une femme c'est rare, Tant mieux pour elle et nous.
Ceci dit elle a des périodes de préférences. On peut rester de longues semaines sans sodomie, mais il suffit qu'elle ait envie pour que la pénétration se fasse rapidement, avec un minimum de préparation, sans aucune douleur, et l'orgasme est fulgurant. Il y a des moments où ses seins sont trop sensibles et intouchables. D'autres où elle n'a pas envie de plaisir clitoridien.
Hier soir par exemple, elle est venue me chercher après diner seulement pour une pénétration ; en fait pendant le repas elle m'avait déjà exprimé son souhait d'un calin digestif. J'ai un moment douté de moi car je venais de faire mon sport, et m'étais masturbé deux fois dans la journée. Une fois dans la chambre elle m'a tout de même fait rapidement bander, grâce à sa bouche terriblement active. Puis j'ai préféré prendre le contrôle afin de ne pas perdre mon érection ; c'est ainsi, quand je suis fatigué, il vaut mieux que je maitrise l'affaire car l'excitation et la montée vers l'orgasme deviennent compliqués à gérer. Bref, je l'ai prise par devant, et mes coups de reins l'ont peu à peu fait sortir du lit, heureusement, elle a jouit avant de tomber. Comme attendu, je n'ai pas eu la force d'aller moi-même jusqu'au bout.
Elle décida de prendre les choses en main et me chevaucher pour me faire jouir. Elle s'embrocha accroupie, à genoux, couchée, s'agita autour de mon sexe, mais elle-même fatiguée n'arrivait pas assez à me faire monter. Cependant, je voyais bien qu'à défaut de me mener à l'orgasme, elle s'excitait elle-même de plus en plus, préparant une seconde vague. Tout ceci m'excita suffisemment pour que j'ai l'envie et la force de la reprendre à nouveau en missionnaire. À défaut d'un orgasme pour moi, elle aurait ainsi un deuxième service offert sur un plateau, sans fatigue. Je me redressai, la pris dans mes bras pour l'allonger sans me déboiter de son ventre. À nouveau, le lit grinça, puis craqua, puis se déplaça. Son visage se contracta de plaisir, le rictus de l'orgasme ultime se dessina, son sexe m'expulsa presque alors qu'elle gémissait et se tordait de jouissance. Je sentis alors une dernière poussée d'excitation, et au bord de la crampe totale, tous les muscles tendus, réussis à puiser mes dernières forces pour un orgasme court et violent au fond de son vagin, qui nous laissa tremblants de fatigue.
10:00 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jouir, orgasme, plaisir féminin, pénétration, faire l'amour

