lundi, 16 avril 2007
un petit raté
Un lecteur de ce blog pourrait croire que notre vie sexuelle est pauvre en quantité, et riche en qualité. Même anonyme, un blog cède aussi aux sirènes de la mise en scène de soi, si possible valorisante. Bref, je m'aperçois que je sélectionne surtout les calins réussis, délaissant les autres. Or un couple et un quotidien charrient aussi leur lot négatif.
Ainsi il y a deux jours, à la fin d'une journée très chargée, nous sommes passés au lit à sa demande (je décline très rarement). La fatigue aidant, elle s'est mise à bailler avant, pendant et après ses trois orgasmes : un premier debout contre le mur, baisers de lave, je me suis accroupi pour lui administrer une léchouille orgasmique qui lui fit ployer les jambes et s'appuyer sur moi pour ne pas tomber. Passage au lit, où elle m'a masturbé, mais trop violemment : ça fait limite mal, et surtout ça insensibilise le pénis : bien pour les plans longs, ennuyeux pour les plans rapides, qui sont majoritaires chez nous (je n'ai jamais connu de fille qui supporte plus d'un quart d'heure non-stop de pénétration vaginale active). Puis se fut mon tour de lui retitiller le sexe, et son petit bouton lui fit atteindre un second orgasme. Enfin, nous sommes passés à la pénétration, mais vraiment je n'y étais pas, agacé par ses baillements, par le sentiment qu'elle n'y était pas non plus, ce fut laborieux. Il fallut me masturber deux fois pour pouvoir mettre la capote, puis pour la pénétrer, en levrette. C'est moi qui est choisi la position, pour pas la voir bailler ! Bref, pénétration laborieuse, érection raffermie tout de même une fois à l'intérieur de son sexe, avec la toujours superbe vue sur sa taille fine, sa cambrure, ses fesses, et mon sexe coulissant dans le sien. Sans parler du son de ses gémissements. Son plaisir vint rapidement. Pour finir de m'énerver, son sexe s'assécha immédiatement autour du mien (effet pilule + effet capote + fatigue + manque d'entrain ?), et lors d'un coup de rein mon phallus buta sur un côté, tirant douloureusement la peau vers l'arrière. Bref, je préférai me retirer, enlever cet horrible chapeau, prêt à renoncer à un orgasme si laborieux.
Quand je suis aussi fatigué, le dosage des caresses devient délicat pour me mener au bout, et il est alors mieux que je reprenne le contrôle. On a alors appliqué le plan de secours : moi allongé sur le dos, me masturbant, elle a mes côtés, me suçant et caressant les tétons : orgasme assuré en 4 minutes chrono, puissant et copieux, j'ai arrosé son épaule. Réussite technique, mais échec psychologique de mon point de vue.
10:25 Publié dans Problèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ratage sexuel, masturbation, levrette, préservatif, cunilingus, orgasme, jouir
mardi, 13 mars 2007
Sperme et manque
Salut lecteurs !
Dites, en passant, beaucoup de lectures, aucun commentaire ! Bande de coquins.
Après quelques semaines de silences, voyages, absences, je puis vous en conter quelques effets.
Lorsque le corps est habitué à un rythme sexuel et sensuel, le sevrage est difficile. L'épreuve grandit jour après jour, la tension dans le bas-ventre se fait de plus en plus réelle, les rêves se mouillent, les pulsions quotidiennes gagnent une extraordinaire puissance . Lorsque masturbation il y a, des flots de semence jaillissent en continu.
Puis c'est la délivrance, la ré-union des corps et des fluides ; l'extraordinaire de l'habitude charnelle est l'effet de manque inoui provoqué par la rupture du rythme quotidien. On a vraiment l'impression que son corps fut délaissé éternellement par le plaisir sensuel, le souffle et la peau de la partenaire. On érectionne au premier rapprochement, on suffoque au premier baiser, on tressaille au moindre souffle, on crie au moindre effleurement, on hurle à la première caresse, on jouit presque d'une langue se posant sur le gland. Horrible. Au bout d'un mois, les sens peuvent s'endormir, et la fonction sexuelle rentrer vaguement en létargie. Mais une semaine, c'est juste ce qu'il faut pour bien ressentir la frustration sans encore hiberner.
Un petit accident de pilule nous a fait renouer avec les préservatifs. J'ai horreur des préservatifs, je hais les préservatifs. Mais ils ont l'avantage de rompre avec l'habitude des pénétrations naturelles, et donc de mieux profiter d'elles, de vraiment prendre la mesure du plaisir inoui, physique et mental, que procure la pénétration phallique du vagin. J'ai l'impression de découvrir un nouveau sexe, une nouvelle cavité, à chaque fois que nous abandonnons le latex.
Mais la capote permet aussi de mesurer le niveau de sperme - que d'aucunes lient au niveau d'excitation et à la fidélité du concubin in absensia. (Erreur. La puissance du jet peut mesurer l'excitation, mais ce n'est pas automatique, et de toutes façon insensible avec une capote. Mais certainement pas le volume de semence. On n'a plus le droit de se masturber maintenant ?!) Bref, la capote permet de mesurer le niveau de sperme émis, qui n'a d'autre signification que ... le volume de sperme stocké depuis la dernière éjaculation ! Et dans ce cas, ce fut le double de la quantité normale et quotidienne. Impressionnant. Les trois premiers centimetres du préservatif étaient pleins d'un sperme à la fois plus dense, épais, opaque que d'habitude, sans grumaux et très homogène. Bref, un bel éjaculat. Une névrose personnelle légère donne beaucoup d'importance au sperme. Va comprendre.
Un effet certain du manque est aussi l'inssasiabilité du désir. Il fallut cet après-midi de retrouvailles pas moins de trois orgasmes chacuns pour repaitre nos corps et nos sexes affamés.
08:50 Publié dans Calins | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : manque, absence, sperme, éjaculation, retrouvailles, frustration, préservatif

